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Cinéscope - Claude Brasseur (1989) (Boucle de nuit)

  • Durée : 00:53:12

En 1989, Arlette Vincent a rencontré Claude Brasseur à l'occasion de la sortie à Bruxelles de l'Orchestre Rouge de Jacques Rouffio, film dans lequel il campe avec brio le personnage de Léopold Trepper. L'entretien avec l'acteur sera également parsemé d'extraits de ses films précédents dont : "Descente aux Enfers", de Francis Girod "La Boum" de Claude Pinoteau "Le Léopard" de Jean-Claude Sussfeld "La Guerre des Polices" de Robin Davis, Depuis 1820, le nom de Brasseur a brillé au fronton des théâtres parisiens : Albert, Georges, Pierre, aujourd'hui Claude... Né le 15 juin 1936 à Paris, fils de Pierre Brasseur et d'Odette Joyeux, mêlé durant toute son enfance au monde des comédiens, Claude Brasseur n'envisage pas tout de suite de devenir acteur : journaliste, photographe à "Match", il est poussé par Elvire Popesco ("C'est ridicule, avec le nom que tu as, de ne pas faire de théâtre !") à débuté dans des petits rôles sur scène (le "Judas" de M. Pagnol). Elève au Conservatoire, trois ans d'Algérie en service militaire, puis les petits rôles à la scène et à l'écran - ou on le remarque notamment dans "Rue des Prairies", "La Vertu Moisson", "Pierrot la Tendresse" (en 1959 et I960). Malgré des rôles intéressants avec Jean Renoir ("Le Caporal Epingle" - 1962), J. Luc Godard ("Bande à Part" - 1963), Costa-Gavras ("Un Homme de trop"- 1966) ou François Truffaut ("Une belle fille comme moi" - 1972), c'est grâce à la télévision que Claude Brasseur atteint la popularité : il y sera "Rouletabille", le Sganarelle de "Don Juan" (avec M. Piccoli), "L'Arlequin" de Marivaux - et surtout la série des "Vidocq". A la même époque, on l'applaudit au théâtre dans "Un Ange passe" (de Pierre Brasseur), "La Calèche" (de Jean Giono) et dans la troupe de Roger Planchon, dont il fait partie pendant 2 ans. Premier succès commercial à l'écran, en 1974, dans "Les Seins de Glace", de G. Lautner. Désormais, c'est la popularité pour Claude Brasseur : parmi les 25 films qu'il tourne ensuite, la plupart du temps en vedette, citons : "Un Eléphant ça trompe" et "Nous irons tous au Paradis" (Yves Robert- 1976 et 1977), "Le Grand Escogriffe" (Claude Pinoteau - 1976), "L'Etat Sauvage" (François Girod - 1977), "L'Argent des autres" (Ch. De Chalonge - 1978), "Une Histoire simple" (CI. Sautet - 1978) etc... Depuis 1980, tout en continuant à se ressourcer au cours d'Andréas Voutsinas, on le verra à l'écran dans une série impressionnante de films. En 81 et en 83, il ira jusqu'à enchaîner 5 tournages sur l'année. Après "Descente aux enfers" de Francis Girod (86) et "Dandin" de Roger Planchon (87), il vient de terminer "L'Orchestre Rouge" de Jacques Rouffio. Une histoire qui l'a beaucoup ému dans laquelle il a construit le personnage de Trepper comme un puzzle, en réunissant des éléments du livre de Perrault, de la biographie de Trepper "Le Grand Jeu", en visionnant des émissions auxquelles il avait participé et en ayant des conversations avec des gens qui l'avaient connu.

  • Journaliste présentateur : Vincent Arlette
  • Réalisateur Mbre Interne Personnel : Yu Georges
  • Métiers de production : Michelems René, Michelems Yvette
  • Producteur : Gouverneur Jacques