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West Ham confirme le départ de Payet pour Marseille

West Ham confirme le départ de Payet pour Marseille
29 janv. 2017 à 13:10 - mise à jour 29 janv. 2017 à 13:10Temps de lecture3 min
Par AFP

Le club anglais de West Ham a confirmé dimanche un accord pour le transfert de Dimitri Payet à Marseille, contre une indemnité de 25 millions de livres (environ 30 millions d'euros).

Âgé de 29 ans, l'international français va retrouver l'Olympique de Marseille où il a évolué entre 2013 et 2015. C'est le plus gros transfert de l'histoire du club français.

Des inspirations géniales et un tempérament bien trempé... Payet, qui revient comme une star à Marseille grâce à ses performances en Angleterre et en équipe de France, arrive aussi avec son caractère réputé tempétueux.

A West Ham, le milieu de 29 ans n'a pas hésité à aller au clash pour obtenir son transfert. En attendant d'avoir gain de cause, il a même refusé de jouer, l'a taclé son entraîneur Slaven Bilic.

L'histoire d'amour avec le club anglais s'est donc finie en queue de poisson, avec en prime la voiture de Payet vandalisée, une vitre brisée par un jet de pierre selon un tabloïd britannique.

Les supporteurs des Hammers aimaient pourtant chanter que Payet, esthète de la passe et du coup franc, "est meilleur que Zidane". Et c'est la Premier League tout entière qui a longtemps plébiscité le natif de l'île française de la Réunion.

Il a ainsi été élu "joueur de l'année" de la ville de Londres en mars 2016, succédant au palmarès au Belge de Chelsea Eden Hazard, et fut aussi finaliste du titre de meilleur joueur de la saison en Premier League (c'est Riyad Mahrez qui a été élu par ses pairs).

Il avait fait son grand retour en Bleu en mars dernier. Tout le monde se souviendra de son boulet de canon en ouverture de l'Euro début juin face à la Roumanie (2-1) et de ses larmes à sa sortie du terrain, sous l'ovation du Stade de France. Comme si ce brun au visage tout en rondeur avait dénoué quelque chose avec l'équipe de France, son public et son sélectionneur Didier Deschamps.

Deschamps avait pourtant semblé temporiser avant de rappeler l'ancien joueur de Saint-Etienne. Même si le technicien a toujours refusé de pointer d'éventuels problèmes de comportement, c'est ce que la presse avait évoqué, le joueur lui-même se décrivant comme "quelqu'un de très compliqué".

"Je me suis assagi un peu mais je n'ai pas un caractère facile", avait-il expliqué à la télévision en mai 2015. "Je ne peux pas donner d'exemple, cela ne m'aidera pas, mais voilà, je ne suis pas un tendre, je peux faire des choses qui peuvent énerver."

A Marseille, "Dimitri était très correct et ambitieux", se souvient toutefois Jan Van Winckel, l'ancien adjoint de l'entraîneur Marcelo Biesla, sous les ordres duquel Payet a connu un réel déclic.

"Bien sûr, il a un très fort caractère et n'était pas toujours convaincu par la nécessité de s'entraîner dur un ou deux jours avant le match. Mais ces sessions d'entraînement l'ont rendu plus fort, je pense qu'il le réalise maintenant", expliquait Van Winckel pendant l'Euro.

Avec Marseille, Payet s'était aussi lâché à la sortie d'un match crucial contre Lyon, hurlant: "On s'est fait niquer! Enculés !" en passant devant le vestiaire des arbitres, alors qu'un but avait été refusé à l'OM. Résultat: deux matches de suspension, sanction réduite à un match ensuite.

Avant Marseille, où il entretenait des rapports orageux avec Mathieu Valbuena et Florian Thauvin, Payet avait essuyé des critiques sur son investissement à Lille, où il a passé deux saisons de 2011 à 2013.

Et son parcours est émaillé d'incidents avec des coéquipiers, à Nantes (2005-07), club de ses débuts professionnels, où il s'était frictionné avec Fabien Barthez, et surtout à Saint-Etienne, où il avait asséné en plein match contre Toulouse un petit coup de tête à son capitaine, Blaise Matuidi.

Chez les Verts, il avait aussi fait les gros titres pour sa relation notoirement compliquée avec son entraîneur Alain Perrin et pour son bras de fer raté lors du mercato d'hiver 2010-11, alors qu'il voulait à l'époque rejoindre le Paris SG. Roland Romeyer, président du directoire de l'ASSE, l'avait à cette occasion sommé de "cesser de faire +l'andouille+".

Depuis, Payet s'est assagi en Angleterre, qu'il avait rejoint à l'été 2015 pour une indemnité estimée à 15 millions d'euros. Il a dépassé les 30 sélections avec les Bleus et atteint une finale de l'Euro, perdue contre le Portugal un soir de juillet. De quoi arriver à Marseille comme un grand.

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