Economie

Wall Street finit encore en hausse, réjouie par la restructuration de GE

Des drapeaux américains flottent devant la Bourse de New York
10 avr. 2015 à 21:10Temps de lecture3 min
Par AFP

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a pris 98,92 points à 18.057,65 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 21,41 points à 4.995,98 points.

L'indice élargi S&P 500, sur lequel se basent de nombreux investisseurs, a pris 0,52%, soit 10,88 points, à 2.102,06 points.

Le mouvement de hausse, d'abord hésitant à l'ouverture, s'est confirmé en dépit du renforcement du dollar durant la journée.

"C'est un peu surprenant, parce que tout le monde a eu peur pendant le trimestre que le dollar fort ait un impact négatif sur les résultats d'entreprises", a commenté Bill Lynch, chez Hinsdale Associates.

En tout état de cause les analystes ont déjà revu à la baisse leurs attentes pour les bénéfices trimestriels d'entreprises qui vont vraiment commencer à déferler la semaine prochaine, en les prédisant en recul de 4 à 6%.

"Cela est de bon augure pour les actions" la semaine prochaine, a souligné M. Lynch, car du coup il pourrait être plus facile pour les entreprises d'apporter de bonnes surprises par rapport aux attentes pessimistes sur lesquelles s'appuient les valorisations actuelles.

En attendant ces résultats, Wall Street a surtout salué vendredi la restructuration de General Electric, l'une des plus grosses capitalisations boursières du pays, qui va céder pour 26,5 milliards de dollars d'actifs immobiliers, et redistribuer jusqu'à 50 milliards de dollars aux investisseurs sous forme de rachat d'actions. L'action GE a bondi de 10,80% à 28,51 dollars.

"Cette annonce crée l'enthousiasme", a déclaré Peter Cardillo chez Rockwell Global Capital. Après plusieurs autres grosses opérations de fusions-acquisitions annoncées durant la semaine en Europe comme aux Etats-Unis, avec le pétrolier Royal Dutch Shell et BG, ou le pharmacien Mylan et Perrigo, les investisseurs tablent en effet sur d'autres mouvements de consolidation ayant des chances de rémunérer les actionnaires dans les semaines et mois à venir.

Wall Street "suit la tendance à la hausse du reste du monde", ont aussi noté les analystes de Charles Schwab. Les grandes Bourses européennes avaient également terminé en hausse vendredi, encouragées par des signes de reprise en zone euro. A Tokyo l'indice Nikkei a franchi en séance la barre des 20.000 points pour la première fois depuis 15 ans, avant de se replier un peu.

Enfin le prix du pétrole brut est reparti à la hausse, ce qui est positif pour un secteur de l'énergie qui pèse lourd dans la cote américaine. ExxonMobil a pris 1,08% à 85,56 dollars, et Halliburton 0,48% à 46,26 dollars.

Mais c'est surtout General Electric, qui monopolisait l'actualité économique.

GE voyait saluée sa décision de délester sa filiale GE Capital de ses actifs immobiliers. "Cela ressemble à une initiative intelligente et adaptée au nouveau paysage financier", a notamment commenté l'ancien patron du conglomérat Jack Welch, toujours très respecté.

Apple, la plus grosse capitalisation boursière mondiale, faisait aussi la Une. Les investisseurs devaient notamment essayer de jauger l'appétit des technophiles pour l'Apple Watch, à l'ouverture des précommandes deux semaines avant la commercialisation de cette montre connectée. Mais à New York comme à Paris on était loin des quasi scènes d'émeute observées lors de lancements précédents de produits phares de la firme de Cupertino. L'action a pris 0,43% à 127,10 dollars.

Parmi les autres valeurs, le constructeur aérien Boeing, auquel la compagnie panaméenne Copa Airlines a commandé 61 appareils de type 737 pour 6,6 milliards de dollars, a pris 0,63% à 154,38 dollars.

La chaîne d'habillement Gap, dont les ventes de mars ont progressé plus que prévu à périmètre constant, a perdu malgré tout 3,72% à 41,14 dollars.

Le marché obligataire était en hausse. Vers 20H15 GMT, le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 1,948% contre 1,956% jeudi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,584% contre 2,597% précédemment.

AFP