Icône représentant un article audio.

Regions Liège

Voici, dans Liège en Prime, pourquoi le taux d'emploi reste faible dans le bassin industriel liégeois

Liège en Prime: Marie-Kristine Vanbockestal

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

24 juin 2022 à 22:00 - mise à jour 26 juin 2022 à 05:00Temps de lecture11 min
Par Michel Grétry

Au classement des taux de chômage, parmi les cinq provinces wallonnes, les liégeois sont avant-derniers. Et pourtant, dans le bassin industriel comme ailleurs, de nombreuses entreprises cherchent désespérément du personnel à embaucher. Nous possédons pourtant de bons outils de formation, mais il y a un problème d'employabilité. Il faut maîtriser des compétences, des savoir-faire, des gestes, mais encore faut-il disposer des aptitudes nécessaires à comprendre son entreprise, à suivre l'évolution de son environnement professionnel, à s'adapter. Dans cet entretien, la directrice générale du Forem explique que le phénomène des métiers en pénurie est endémique, et devient universel. Il sévit même dans des pays où la protection sociale est faible. Ce n'est donc pas une question d'allocations qui inciteraient à l'oisiveté. 

De Huy à Verviers, de Seraing à Herstal, c'est peut-être l'amorce d'un "big quit", un sorte de démission collective, générationnelle, face aux formes traditionnelles du salariat. Chez nous comme ailleurs, les changements sont culturels, voire sociologiques, même si les conséquences sont économiques: les jeunes n'ont plus les mêmes références à la valeur "travail", et le rapport de force a bougé: les employeurs vont devoir consentir de réels efforts pour se rendre attractifs. 

Articles recommandés pour vous