Violoncelle au Concours Reine Elisabeth: "Un niveau exceptionnel"

Pour la première fois, le violoncelle est à l'honneur du Concours Reine Elisabeth avec une école française très en verve
26 mai 2017 à 15:58 - mise à jour 26 mai 2017 à 15:58Temps de lecture2 min
Par La Première

"Nous avons des violoncellistes absolument formidables qui maîtrisent incroyablement bien leur instrument mais qui ont aussi une grande conscience des œuvres qu'ils jouent, une grande recherche sur les sonorités". Le compliment est dithyrambique et il est d'autant plus significatif qu'il est signé Marie Hallynck, violoncelliste belge, professeure au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles et membre du jury du Concours

La remarque de la violoncelliste belge rejoint l'analyse d'un autre membre du jury, le Français Henri Demarquette : "Je suis très très impressionné par le niveau général du concours. Il y a des violoncellistes exceptionnels, des musiciens très matures. Je suis impressionné de voir à quel point le niveau de jeu du violoncelle a augmenté!"

Pour la première fois, le violoncelle est l'instrument mis à l'honneur au Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique (CMIREB). Cette expérience devrait être renouvelée tant les observateurs sont séduits par la qualité des candidats.

Douze finalistes, porteurs de la mondialisation de la musique 

Quatre Français, un Américain, un Polonais, deux Coréennes, un Japon, un Colombien et un Biélorusse s'exprimeront en finale, accompagné de l'orchestre philharmonique de Bruxelles. 

Pour Marie Hallynck, les demi-finales du Concours ont montré que les candidats reflétaient la mondialisation de la musique mais sans pour autant tomber dans le travers de celle-ci: "il y a des candidats aux personnalités enrichies, pas d'uniformisation". Elle précise: "Avant, si on avait la chance d'avoir grandi dans des pays où il y a de grandes traditions musicales, on était sur d'être dans le bon stylistiquement.  Ici, on sent que les jeunes ont soit beaucoup voyagé ou qu'ils ont écouté énormément de choses".

C'est quoi une école? 

La présence de quatre Français en finale n'a pas étonné les observateurs. Camille De Rijck explique ainsi que l' "Ecole française est reconnaissable à la première minute mais", nuance-t-il, "que l'on soit de Chine, de Corée ou des Etats-Unis, on arrive tout de même à une très belle recherche sur le son".

Interrogé par Marie Michiels, le finaliste français Aurélien Pascal, 22 ans, évoque ce qui fait l'Ecole française: "la beauté du son, plus que dans la culture du violoncelle en Allemagne où le phrasé est plus important. Dans l'école française du violoncelle, on apprend d'abord la technique avant de développer la musicalité, chose qu'on nous reproche peut-être en Allemagne".

La finale du Concours Reine Elisabeth débute ce lundi 29 mai et s'achève le samedi 3 juin. 

Ecoutez le podcast de l'émission spéciale Concours Reine Elisabeth:

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