Venezuela : "Maduro est un narcotrafiquant. Il doit partir" estime le secrétaire d'État américain

Le président vénézuélien Nicolas Maduro "doit partir", a affirmé le secrétaire d'État américain Mike Pompeo depuis le Guyana, pays limitrophe du Venezuela et deuxième étape d'un voyage en Amérique du Sud.
18 sept. 2020 à 16:44Temps de lecture1 min
Par Belga

Le président vénézuélien Nicolas Maduro "doit partir", a affirmé le secrétaire d’État américain Mike Pompeo vendredi depuis le Guyana, pays limitrophe du Venezuela et deuxième étape d’un voyage en Amérique du Sud.

"Nous savons que le régime de Maduro a anéanti le peuple du Venezuela et que Maduro est un narcotrafiquant sous le coup d’une inculpation. Cela signifie qu’il doit partir", a déclaré Mike Pompeo lors d’une conférence de presse avec le président du Guyana, Irfaan Ali.

Les Etats-Unis mettent la pression

L’administration de Donald Trump ne reconnaît plus le président socialiste, au pouvoir depuis 2013. Elle exerce sur lui une pression économique et diplomatique de plus en plus forte à coups de sanctions pour tenter de l’évincer. En mars dernier, le ministère américain de la Justice a ainsi inculpé Nicolas Maduro et plusieurs de ses proches pour "narcoterrorisme".

Washington, tout comme près de soixante autres pays, reconnaît le leader de l’opposition Juan Guaido comme président par intérim. Ce dernier qualifie Nicolas Maduro d'"usurpateur" et de "dictateur" depuis la présidentielle "frauduleuse" de 2018 qui lui a permis de se maintenir au pouvoir.

Maduro a l’armée avec lui

Nicolas Maduro continue, lui, à jouir du soutien de l’armée, clef de voûte du système politique vénézuélien, mais aussi de Cuba, de la Russie et de la Chine.

"Nous voulons la démocratie, la liberté et l’Etat de droit" au Venezuela, a encore martelé Mike Pompeo depuis Georgetown, la capitale du Guyana. M. Pompeo a annoncé que Washington allait débloquer 3 millions de dollars pour aider le Guyana dans sa gestion des 22.000 réfugiés vénézuéliens qui y vivent et ont fui l’effroyable crise économique et sociale que traverse leur pays.


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Après le Surinam, le Guyana est la deuxième étape du voyage de Mike Pompeo en Amérique du Sud axée sur les opportunités économiques qu’offrent le Guyana et le Surinam, ainsi que sur le Venezuela. Le ministre devait se rendre vendredi au Brésil, dans une région frontalière du Venezuela, puis s’envoler pour la Colombie.

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