C'est vous qui le dites

Une travailleuse du sexe non payée, est-ce une travailleuse du sexe violée ?

Une travailleuse du sexe a été arnaquée par un client, ses services n’ont pas été payés, elle et son avocat parlent de viol. Ce matin dans la Dh, Clémence explique via son avocat comment un client l’a arnaquée. Après plusieurs rendez-vous qui se sont parfaitement déroulés, le client dit qu’il n’a pas de cash sur lui, qu’il fait le paiement par virement, lui montre la preuve… Sauf que c’est un virement différé qui est annulé par la suite. En partant du principe que le consentement de la relation est basé sur une transaction financière, si l’argent n’est pas versé, l’avocat estime que sa cliente a été violée, ce qu’elle confirme en précisant que jamais elle n’aurait eu une relation avec cette personne dans un autre contexte.

Une travailleuse du sexe non payée, c’est une travailleuse du sexe violée ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

Srinrat Wuttichaikitcharoen / Ey – Getty Images/EyeEm

"Abus financier, abus de confiance, mais pas viol"

Anaïs, une auditrice est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "Je trouve le terme " viol " assez fort pour cette histoire. Je pense qu’à partir du moment où elle vend ses services, elle est consentante. Pour moi, il y a abus financier et abus de confiance car c’était un client régulier, mais il n’y a pas eu d’abus sexuel ou de viol." 

Je trouve ça irrespectueux pour les victimes de viol

"Un viol laisse des conséquences psychologiques, morales, parfois physiques, c’est beaucoup plus grave qu’un abus financier. C’est comme dans tous métiers, on ne preste pas gratuitement, c’est logique."

fotografixx – Getty Images

"Faire comprendre aux hommes qui ne paient pas qu’ils pourraient être poursuivis pour viol"

À Braine-l’Alleud, Anne n’est pas de cet avis : "Pour moi, il est clair que c’est un viol et cette qualification est nécessaire. Ce n’est pas un métier facile et qualifier ce comportement de viol permettrait de faire comprendre aux hommes qui ne paient pas qu’ils pourraient être poursuivis pour viol et non pour vol tout simplement."

Nasowas – Getty Images

"Elle connaît les risques de son métier"

Le débat se clôture à Pironchamps avec Frédéric : "Je n’appelle pas cela un viol. Il s’agit d’une travailleuse du sexe, elle connaît les risques de son métier et de plus, elle connaissait le client qui venait régulièrement. Pour moi, certaines choses ne sont pas claires, il y a un abus de confiance, mais il n’y a pas eu de viol."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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