Une école de Saint-Gilles annule les examens de décembre suite à la menace d'attentat

L'Institut des Filles de Marie, rue Théodore Verhaegen à Saint-Gilles.
07 déc. 2015 à 15:41 - mise à jour 07 déc. 2015 à 15:41Temps de lecture2 min
Par Karim Fadoul

A Saint-Gilles, la direction de l'Institut des Filles de Marie, rue Verhaegen, a décidé d'annuler la session d'examens de décembre. Principale raison: la menace terroriste de niveau 4 à Bruxelles ayant conduit à la suppression de deux jours de cours, les 23 et 24 novembre derniers. La session d'examens sera remplacée par des évaluations de synthèse. Si bien qu'au-delà de ce 9 décembre et jusqu'au début des vacances de Noël, les élèves ne seront plus tenus de se présenter dans l'établissement.

Un débat relatif à l'annulation de la session de décembre avait été engagé dès le retour des élèves en classe, le mercredi 25 novembre, juste après le fameux lockdown. Une pétition ayant récolté plus de 12.000 signatures avaient même lancée sur Internet. Résultat: aucun! Pour Joëlle Milquet (CDH), la ministre de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles, pas question d'annuler les sessions mais des aménagements sont autorisés. C'est ce qu'avait également indiqué à la RTBF Faouzia Hariche (PS), échevine de l'Instruction à la Ville de Bruxelles.

Une décision vérifiée juridiquement

Aux Filles de Marie, on va donc plus loin. A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle visiblement. Si la direction ne souhaite pas s'exprimer officiellement, nous apprenons que le but de la démarche est de ne pas stresser davantage les jeunes en raison de la menace terroriste (toujours au niveau 3), notamment les élèves fréquentant l'école mais résidant à Molenbeek. Comme le réclamait la pétition, les élèves dans leur ensemble seraient incapables de se concentrer correctement sur leurs révisions. Ensuite, selon nos informations, la session annulée permettra d'organiser des conseils de classe plus approfondis aux sein de l'institut. Ce qui devrait amener les enseignants à mieux évaluer leurs élèves par rapport à la matière acquise jusqu'au lockdown. De plus, un bulletin sera remis le 16 décembre, juste avant le départ en vacances.

Bien que dépendant de l'enseignement libre confessionnel, l'Institut des Filles de Marie aurait fait avaliser sa décision d'un point de vue juridique. Les décrets en vigueur évoquent l'organisation de deux sessions d'examens maximum par an. La suppression de la session de décembre serait donc inattaquable. En attendant une réaction de la ministre Joëlle Milquet.

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