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Ceci n'est pas un selfie

Un nouveau confinement face à l'émergence de nouvelles maladies est-il possible ? Nathan Clumeck répond

Ceci n'est pas un selfie

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Nathan Clumeck, professeur émérite de l'ULB et chef honoraire du service des maladies infectieuses du CHU Saint-Pierre, aussi membre de l'Académie royale de Médecine de Belgique, était l'invité de Ceci n'est pas un Selfie. Il est revenu sur les menaces épidémiques qui attendent l'humanité.

Il a consacré une partie de sa vie à la lutte contre le SIDA. Personnalité reconnue au sein de la communauté scientifique internationale, Nathan Clumeck est au-devant de la scène médiatique depuis l'épidémie de Covid-19.

Le confinement, dernière barrière si aucun moyen clinique ne fonctionne

Nathan Clumeck s'interroge aussi sur la capacité de réaction de l'humanité face à l'émergence de nouvelles zoonoses attendues à cause du réchauffement climatique. La fonte du permafrost fait craindre l'apparition "des virus ou des bactéries emprisonnées depuis des dizaines de milliers d'années et que nous ne connaissons pas". Cette méconnaissance peut faire gagner du temps à la propagation d'un virus.

Alors un nouveau confinement est-il inévitable dans les années à venir ? Cette mesure, utilisée déjà au Moyen Age ou lors de la peste de 1720 à Marseille, pourrait encore être appliquée. À une condition selon le professeur émérite en maladies infectieuses à l’ULB.

"Il y a le confinement à visée politique comme en Chine où on frôle l'absurdité complète, et le confinement comme moyen ultime de protéger la population, en l'absence d'autres moyens. À partir du moment où on a eu les vaccins, les traitements, on n'a plus besoin de confiner. Peut-être qu'on sera encore amené à nous confiner à l'avenir, mais tout dépend à quel virus ou bactérie nous serons confrontés. Lutter contre le confinement au nom de la liberté, je peux l'entendre, mais il faut toujours en santé publique, mettre la balance entre l'intérêt de la population et les intérêts individuels".

Getty Images

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