C'est vous qui le dites

Un boulanger de Tervuren rappelé à l’ordre parce qu’il parle français, est-ce un scandale ?

Un boulanger de Tervuren a reçu une lettre du gouverneur lui demandant de ne plus parler français dans sa boulangerie. Didier raconte son étonnement à Sudinfo après avoir reçu un courrier officiel envoyé après une dénonciation parce qu’une vendeuse a parlé français à un client. Le courrier stipule qu’il doit respecter la loi du sol, et parler néerlandais dans une commune flamande, et ajoute qu’il est fort regrettable que des entreprises qui ont choisi de s’établir dans une commune néerlandophone ne privilégient pas le néerlandais dans les contacts clientèle.

Quelques mots de français en territoire flamand, c’est un scandale ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

 

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"Ça me dérange d’entendre le français en Flandre"

Joëlle, une auditrice de Machelen, est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "Je suis flamande et j’ai été élevé avec les deux langues. C’est à Bruxelles qu’on a des problèmes, nous les Flamands. Ça me dérange d’entendre le français dans les commerces en Flandre. J’ai une amie wallonne qui ne met plus ses enfants dans des écoles où on apprend le néerlandais. Les gens de Bruxelles qui viennent vivre à Machelen doivent normalement parler le flamand mais ne le parlent que 10 minutes au bureau."

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"Il y a une paranoïa du côté néerlandophone"

Depuis Overijse, Jean-Luc nous partage son avis : "Je pense franchement que ce n’est pas un scandale de parler français en Flandre, et que la loi du sol n’existe pas. Il s’agit d’une courtoisie commerciale qu’on doit avoir face à ses clients, surtout à Tervuren, que je peux comparer avec Knokke ou Durbuy, où beaucoup de gens s’expriment dans leur langue maternelle. Je peux comprendre que ça dérange mais ça ne devrait pas. Il y a une paranoïa du côté néerlandophone."

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"Les réactions des commerçants sont différentes si on dit qu’on est français plutôt que wallon.

Le débat s’achève à Ciney avec Stéphane : "Je fais l’effort de parler un peu néerlandais en Flandre et on me répond en français, mais c’est vrai qu’en fonction des communes, on est plus ou moins bien accueilli. C’est différent entre Knokke et Ostende par exemple. Les réactions des commerçants sont différentes si on dit qu’on est français plutôt que wallon."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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