Troubles en Iran: l'UE "espère" que le droit de manifester sera "garanti"

Troubles en Iran:  L'UE "espère" que le droit de manifester sera "garanti"
01 janv. 2018 à 22:44 - mise à jour 02 janv. 2018 à 06:48Temps de lecture2 min
Par Belga

L'Union européenne a dit lundi "espérer" que le droit de manifester sera "garanti" en Iran, théâtre depuis cinq jours de protestations parfois violentes contre les difficultés économiques et le régime du président Hassan Rohani.

"Nous avons suivi les manifestations des citoyens iraniens au cours des derniers jours. Nous avons été en contact avec les autorités iraniennes et nous espérons que le droit à la manifestation pacifique et la liberté d'expression seront garantis, à la suite des déclarations publiques du président Rohani", a déclaré une porte-parole de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué. "Nous continuerons à suivre les développements", a-t-elle ajouté.

Au total, treize personnes, dont dix manifestants et un policier, ont été tuées dans les violences qui ont émaillé les protestations. Des centaines de personnes ont été arrêtées, dont certaines déjà libérées. Le président Rohani a reconnu que l'Iran devait fournir "un espace" pour que la population puisse exprimer ses "inquiétudes quotidiennes", mais il a condamné les violences et la destruction de biens publics.

Les hashtags à propos de la situation en Iran provenaient des États-Unis

Dans la nuit de dimanche à lundi à Téhéran et plusieurs autres villes, des manifestants avaient en effet attaqué et parfois incendié des bâtiments publics, des centres religieux, des banques, des voitures de police ou des sièges du Bassidj (milice islamique du régime). Les autorités accusent "des fauteurs de troubles" ou des "contre-révolutionnaires" armés de s'infiltrer parmi les manifestants.

Dans des propos rapportés par les médias iraniens, Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale a par ailleurs affirmé que "les hashtags et les messages (sur les réseaux sociaux) à propos de la situation en Iran provenaient des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Arabie saoudite", le grand rival régional de Téhéran. "Ce qui se passe sur les réseaux sociaux à propos de la situation dans le pays est une guerre par procuration contre le peuple iranien", a-t-il ajouté.

Les autorités ont bloqué sur les téléphones portables les messageries Telegram et Instagram, utilisées pour appeler à manifester. Ce qui n'a pas empêché les rassemblements de se poursuivre. Lundi soir, après l'arrestation de plusieurs personnes dans le centre de Téhéran, sous haute surveillance policière, la situation semblait cependant revenue au calme, selon les médias locaux. 

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