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Tongre-Notre-Dame : la petite école du village est sauvée

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12 sept. 2014 à 14:04 - mise à jour 12 sept. 2014 à 15:44Temps de lecture2 min
Par RTBF

Les parents de ce treizième élève désirent rester anonymes car ils ne veulent pas être considérés comme des "sauveurs", ils sont juste convaincus que cette école correspond au mieux à leur choix de vie et c'est pour cela qu'ils l'ont choisie.

Une école maternelle pas comme les autres, dans laquelle les choses de la vie guident le projet pédagogique : "On peut compter les pommes, les peser… les enfants adorent ça", raconte avec enthousiasme Martine Parent, l’institutrice, qui sous ses airs de ''super maman'' se définit comme une enseignante comme les autres: "J’ai un programme à respecter et je suis suivie par l’inspection comme toute enseignante. Mais j’essaie de le faire à travers des jeux, l’observation de la nature…" Ce projet pédagogique a séduit de nombreux parents, comme Fanny, maman d’un petit Lucien: "Nos enfants viennent à l’école avec leurs bottes presque tous les matins et je trouve ça très chouette. Ils apprennent la vie ici". Citlali, une autre maman, renchérit: "Ici il n’y a pas de photocopies, le travail est vraiment personnalisé. C’est ici que se crée la personnalité de nos enfants". Citlali vient d’Ath tous les matins conduire son fils à l’école. C’est aussi le cas de David: "j’ai un peu de route mais c’est naturel de le faire pour venir dans une école comme celle-ci".

Insititutrice, directrice, peintre, cuisinière...

A 80 ans, Lucien Clerquin, participe toujours à la vie de l’école abritée sous son toit. Si elle reçoit quelques subsides, le salaire de l’institutrice et de la psychomotricienne notamment, le reste doit fonctionner avec les moyens du bord: "Nous aménageons le local, nous payons le chauffage, internet, le téléphone, l’entretien et tout le reste". Les fondateurs et l’institutrice n’hésitent d’ailleurs pas à se retrousser les manches quand il le faut, pour repeindre le mur de la classe par exemple. Mme Martine, institutrice et directrice, se transforme alors en ''homme à tout faire'', en cuisinière... C’est aussi elle qui assure la garderie. "Quand tout se passe bien, on ne voit pas les heures passer. Il faut que ça soit un plaisir pour les enfants mais c’est aussi un plaisir pour moi d’enseigner". Avec déjà 33 ans de carrière au compteur, l’enseignante ignore si elle pourra continuer à vivre de sa passion à partir du mois d’octobre. Les parents ont en tout cas mobilisé tous leurs contacts et même fait du porte-à-porte pour qu'un douzième élève s’inscrive d’ici la fin du mois.

Stéphanie Vandreck

Ecole à pédagogie active menacée à Tongre-Notre-dame

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