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Titres-services: toujours aussi rentables et efficients, malgré leur régionalisation

Titres-services: toujours aussi rentables et efficients, malgré leur régionalisation
05 mai 2017 à 07:48 - mise à jour 05 mai 2017 à 07:48Temps de lecture2 min
Par RTBF

Un an que la gestion des titres-services a été transférés aux Régions, et la régionalisation de ce pilier économique n’a pas fait dérailler la mécanique. La continuité a été assurée sans heurts majeurs et les particuliers peuvent toujours faire appel à des aides ménagères tout en les payant par chèque pour leurs services.

Le choix de la société émettrice a permis la continuité

Que ce soit à Bruxelles, en Flandre ou en Wallonie, tout roule donc et pour Arnaud Le Grelle, directeur Wallonie-Bruxelles de Federgon, ce n’est pas le fruit du hasard: "Je pense que le choix de la société émettrice, en l’espèce Sodexo, a permis la continuité puisqu’il était l’opérateur initial du temps du fédéral. Deuxièmement, parce que les Régions s’y sont préparées et ont assuré une bonne communication avec les entreprises. Et comme Federgon, je ne vous le cacherai pas, nous avions des lignes rouges, tant avec les Régions qu’avec les gouvernements et la société émettrice, afin de parer tous les jours aux centaines de questions, il s’agissait bien de centaines de questions, pour éviter d’avoir une interruption dans la continuité du système".
 

L’État y retrouve une part importante de sa mise

Un système celui des chèques-services a priori simple, mais qui repose sur tout un ensemble d’acteurs. Les aides ménagères auxquelles vous et moi pouvons faire appel sont employées par des sociétés de titres-services, qui sont elles-mêmes subventionnées par l’État, et ces subventions passent par une société maîtrise de titres, Sodexo en l’occurrence. Et l’État intervient lourdement, comme l'explique Arnaud Le Grelle: "Le client paye son aide ménagère à raison d’un chèque d’une valeur de 9 euros par heure prestée et l’État ajoutera pour cette heure prestée un montant de 22,36 euros, payés à l’entreprise. L’État est conscient que pour la remise au travail de personnes faiblement qualifiées, il faut un coup de pouce et ce coup de pouce est donné donc de manière financière par un soutien aux entreprises afin de rémunérer le personnel engagé. Mais l’État y retrouve une part importante de sa mise, qui est estimée entre 60 et 80 %, c’est donc moins cher que le paiement sur la même durée d’allocations de chômage".

Un demi-milliard de subvention en Wallonie

Car le succès des titres-services a dépassé toutes les espérances. Quand le ministre Vandenbroucke avait créé le système en 2004, il visait à créer 30 000 jobs et il y en a 150 000 aujourd’hui, soit cinq fois plus. Le secteur compte un millier de sociétés de titres-services et Federgon, qui représente ces sociétés, a comptabilisé quelque 388 000 ménages utilisateurs. Quant à la subvention publique, elle frôle le demi-milliard en Wallonie et le milliard d’euros en Flandre. Un système qui fonctionne, y compris depuis son transfert aux Régions.