Tiesj Benoot: Les Strade Bianche? "C'est déjà un peu mythique"

Tiesj Benoot: Les Strade Bianche? "C'est déjà un peu mythique"
08 mars 2019 à 21:16 - mise à jour 08 mars 2019 à 21:18Temps de lecture2 min
Par Alice Devilez & Laurent Bruwier

Tiesj Benoot (Lotto-Soudal) aborde les Strade Bianche avec le dossard de numéro un, en tant que vainqueur en titre. Mais le Belge a chuté au Nieuwsblad, lors du week-end d'ouverture de la saison des classiques cyclistes.

Pas de panique cependant, le coureur se veut rassurant, même s'il n'est pas encore tout à fait fixé sur son état de forme. "C’est difficile à dire, à l’entraînement j’avais de bonnes sensations depuis lundi déjà. Le genou a bien récupéré, ce n’est pas encore terminé mais ça va mieux qu’à la Vuelta. C’était déjà bien nettoyé à l’hôpital. J’ai vraiment l’envie pour rouler demain."

Il aborde la course en tant que tenant du titre... Et donc avec le premier dossard, mais il ne s'en préoccupe pas vraiment. "Je n’ai pas encore eu le dossard, peut-être lors du meeting ce soir. Normalement je le fais toujours dans le bus en fait. Moi je ne suis pas le mec qui fait tout le jour avant mais peut-être qu’avec le numéro un ça va changer quelque chose."

Un sentiment un peu particulier pour Tiesj: "C’est un bon souvenir et ça le restera toujours... prendre le départ ce samedi avec le numéro un dans une course de ce niveau oui c’est spécial."

On le sait, les Strade Bianche ont une histoire assez récente puisqu'il s'agit seulement de la treizième édition cette année... Mais la course semble déjà faire l'unanimité. "Je pense que cette course à quelque chose que les autres courses n’ont pas. Il y a les secteurs de graviers. Les secteurs sont spéciaux, un peu comme Paris-Tours l’année passée. C’étaient aussi des secteurs OFF Road (hors route) mais ce n’étaient pas les mêmes qu’ici. Aussi, beaucoup de bons coureurs veulent gagner ici. Quand tu vois le palmarès, les coureurs qui ont gagné avant moi, c’était tous des grands nomsC’est un peu mythique déjà."  

Tiesj Benoot a bien quelques idées quand on lui demande les noms de favoris de cette treizième édition: "J’ai dit six, sept noms pour répondre à la question d’un journaliste qui demandait quelles équipes étaient fortes. Mais c’est sûr qu’il y a beaucoup de noms comme Greg ou Wout Van Aert qui sont des leaders dans ces équipes mais qui seront seuls dans la finale."

Avec la météo, la course devrait être moins difficile mais plus dangereuse. "Cela va être plus rapide, et quand ça va plus vite, il y a plus de risques de tomber. C’est un peu comme quand tu roules sur des routes à moitié sèches et à moitié mouillées. Quand tu ne penses pas à la chute, c’est plus dangereux. Demain ce sera comme en 2016, quand j’étais 8e et là ça va. Le parcours est suffisamment dur, ce n’est pas nécessaire d’avoir des conditions dures pour avoir une course magnifique."

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