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Six boucs en tondeuses tout-terrain à l'ombre du fort de Huy

Les boucs profitent d’une vie de château avec, en prime, une très belle vue.
14 oct. 2019 à 14:08 - mise à jour 14 oct. 2019 à 14:08Temps de lecture2 min
Par Arnaud Pilet

Six boucs ont élu domicile tout en haut de promontoire qui porte le fort de Huy. Moins chers, la Ville les a testés tout l’été pour remplacer le débroussaillage motorisé. Un test tellement concluant que d’autres vont être "recrutés" pour entretenir d’autres zones à défricher ou entretenir de la commune.

Il faut monter tous les escaliers et les rampes qui mènent vers le fort. Derrière deux grandes barrières, ils parcourent un hectare clôturé par des filets électrifiés. Benoit Masset, le jardinier de la ville de Huy, y passe tous les deux jours pour vérifier que tout va bien, que les six boucs sont en bonne santé et continuent de faire leur travail, de l’écopâturage diablement efficace : "Ils n’arrêtent pas de manger… Ils ne s’arrêtent que quand ils ruminent mais c’est très impressionnant. Derrière moi, il y a de l’autre côté de la clôture des fourrés… C’est assez haut, plus d’une fois et demi la taille d’un homme et ici, où se trouvent les boucs depuis un mois, il n’y a plus rien".

Un appétit insatiable. Quelques centaines de mètres de barrières, un abri construit avec du bois de récupération et des soins vétérinaires réguliers. Une formule extrêmement simple qui remplace avantageusement l’entretien habituel de ces parcelles réalisé tous les trois ans normalement : "En général, il nous faut plusieurs hommes pendant une semaine et demie avec des machines, des harnais pour monter sur les parties rocheuses. C’est 25.000 euros à chaque fois, explique Eric Dosogne, Echevin des travaux PS de la ville. Ici, nous avons investi 7500 euros notamment pour une bétaillère mais ce sera rentabilisé sur plusieurs années et puis avec ces boucs, il y a beaucoup moins de nuisance sonore aussi".

Un résultat impressionnant, les boucs se mettent sur les pattes arrière pour atteindre le haut des broussailles, aucune plante ne leur résiste sauf les plus gros arbres qui demandent quand même un petit coup de tronçonneuse. Ensuite les boucs terminent le travail. Une utilité pour des mâles qui généralement ne valent rien et sont destinés à la boucherie. Le test réalisé depuis cet été est tellement concluant que la Ville a décidé de "recruter" d’autres boucs pour accomplir une tâche similaire sur d’autres zones de la commune comme le château de Beaufort ou les collines autour du cimetière de la Buissière par exemple. L’année prochaine, la ville de Huy investira même  dans des clôtures pérennes.

Mais les six pionniers eux profitent déjà d’une vie de château avec, en prime, une très belle vue.

Des boucs en écopatûrage aux abords du Fort de Huy

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