Economie

Scandale du Libor: sept banques assignées à comparaître aux Etats-Unis dont JPMorgan

Le secrétaire du Trésor américain, Timothy Geithner, lors de son témoignage dans l'affaire du Libor, le 26 juillet 2012 à Washington
15 août 2012 à 20:28 - mise à jour 16 août 2012 à 08:57Temps de lecture2 min
Par AFP

Citi, UBS, HSBC, RBS et Deutsche Bank font aussi partie des banques à qui les ministres de la Justice des deux Etats ont demandé des documents pour leur enquête, a ajouté cette source.

A ce stade, les autorités ont demandé à recevoir des documents mais pas à auditionner des dirigeants des banques concernées. Le Connecticut et New York sont les deux seuls Etats américains à enquêter sur le sujet pour l'instant, en plus des investigations de l'Etat et des régulateurs fédéraux et internationaux.

Les assignations à comparaître du ministre de la Justice de l'Etat de New York ont été envoyées en mai pour la banque américaine Citigroup et la suisse UBS, en juillet et août pour les cinq autres, a précisé cette source.

Citibank et JPMorgan Chase ont déjà indiqué dans des rapports trimestriels remis à l'autorité boursière américaine (SEC) qu'elles avaient fait l'objet de demandes de documents aux Etats-Unis dans le cadre d'enquêtes sur le Libor et qu'elles coopéraient avec les autorités.

Bank of America, qui contribue aussi à la fixation du Libor et n'avait jusque-là pas communiqué sur l'affaire, a pour sa part reconnu dans son dernier rapport trimestriel à la SEC le 2 août qu'elle avait reçu des demandes de documents de la part des autorités américaines et européennes.

Les trois banques américaines disent faire l'objet d'enquêtes du département américain de la Justice (DoJ), de la CFTC (un des régulateurs financiers), de la SEC, ou d'autres juridictions telles que l'Union européenne, le régulateur des marchés britannique FSA, l'agence japonaise des services financiers (JFSA) et le bureau canadien de la concurrence.

Elles font également l'objet de poursuites de clients s'estimant lésés par les manipulations en cause du Libor. Toutes ces poursuites ont été confiées "au tribunal de Manhattan (Southern District of New York) devant la juge Naomi Buchwald", ont précisé les deux banques dans leurs récents rapports trimestriels remis à la SEC.

Deutsche Bank a pour sa part reconnu fin juillet que quelques-uns de ses employés "n'ont pas respecté les règles" et avaient contribué aux manipulations du Libor en agissant "de leur propre chef", selon les premiers éléments d'une enquête interne.

Royal Bank of Scotland (RBS), détenue à 82% par l'Etat britannique, a quant à elle reconnu le mois dernier qu'elle faisait partie des établissements impliqués dans les manipulations de taux interbancaires, et s'attendait à devoir payer des amendes.


AFP

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