Sabotage de Doel 4 : l'AFCN interdit l'accès à certains sous-traitants

L'AFCN impose des mesures de sécurité très strictes sur le site de la centrale de Doel
06 janv. 2015 à 12:53 - mise à jour 06 janv. 2015 à 13:08Temps de lecture1 min
Par Alain Lechien

Le sabotage remonte au 5 août dernier et il visait la turbine de Doel 4. Il a provoqué plusieurs mois d'arrêt de la centrale nucléaire. Cette dernière fonctionne à nouveau depuis fin décembre.

Mais des mesures de sécurité très strictes ont été imposées par l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), car l'enquête est toujours en cours. Aucun suspect n'a été interpellé. "Nous imposons un cahier des charges très strict : il y a des mesures de doublonnages, c’est-à-dire que les personnes doivent se déplacer deux par deux. Il y a des caméras supplémentaires qui ont été imposées à Electrabel, tant sur le site de Doel que sur celui de Tihange. Et il y a aussi une série des mesures qui ont un impact sur l’organisation du personnel" explique la porte-parole de l'AFCN Céline Faidherbe.

Persona non grata

Une trentaine de personne sont désormais persona non grata sur le site, qu'il s'agisse du périmètre nucléaire ou technique. C'était l'une des conditions pour le redémarrage de Doel 4. "Il s’agit essentiellement de sous-traitants. Les personnes concernées étaient effectivement présentes à l’époque du sabotage de Doel 4" précise Céline Faidherbe.

Mesures de prudence extrême, ou les enquêteurs disposent-ils d'indices sérieux à propos de ce groupe de personnes ? Le parquet fédéral ne fait aucun commentaire. Restent que certains de ces travailleurs sont pour l'instant au chômage technique, d'autre ont été déplacés.

A. L. avec Radia Sadani

L'enquête sur Doel progresse, des sous-traitants interdits d'accès

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