Belgique

Sabotage à la centrale de Doel 4: pas spécialement un acte terroriste

Fermeture de Doel 4 - L'enquête s'oriente vers le terrorisme, selon le patron de l'OCAM
07 déc. 2014 à 12:12 - mise à jour 07 déc. 2014 à 14:02Temps de lecture1 min
Par Belga News

Le sabotage présumé, dans une partie non nucléaire de la centrale, remonte au 5 août. En à peine 37 minutes, 65 000 litres d'huile de graissage se sont échappés. Les turbines, qui tournaient dès lors "à sec", ont subi d'importants dégâts. La centrale a été mise à l'arrêt et les frais de réparation en vue d'un redémarrage avoisinent les 30 millions d'euros.

Une enquête a été ouverte sous la direction du parquet fédéral et se déroule dans la plus grande discrétion. Si André Vandoren estime que l'intervention du parquet fédéral dans ce dossier démontre que les enquêteurs soupçonnent des faits de terrorisme, il se peut aussi, d'après nos informations, que cela ne soit pas le cas: en effet, les matières touchant au nucléaire sont aussi transférées au parquet fédéral.

300 caméras de surveillance en plus 

Les syndicats de Doel et Tihange ont demandé à plusieurs reprises des informations sur l'acte de sabotage, en vain. Ils ont toutefois été avertis la semaine dernière, lors d'un conseil d'entreprise, que des mesures de sécurité supplémentaires vont être prises pour les deux sites, via notamment l'installation de 150 nouvelles caméras sur chacun d'eux.

Par ailleurs, la carte d'entrée magnétique va être étendue à davantage de portes d'accès, afin de pouvoir mieux vérifier qui entre et quand.

Ces mesures de sécurité seront aussi d'application dans les zones non-nucléaires des centrales.

Electrabel confirme les nouvelles mesures mais n'a pas souhaité faire de commentaires sur l'enquête judiciaire en cours.

RTBF avec Belga

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