Revue de presse : au nord, c’était Omicron

La Revue de presse

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14 déc. 2021 à 09:26 - mise à jour 14 déc. 2021 à 10:50Temps de lecture3 min
Par Nicolas Vandenschrick

La presse belge se divise ce matin entre quotidiens néerlandophones, principalement concentrés sur la lutte contre le Covid-19 et quotidiens francophones où prédominent les questions d’argent.

Les taux d’intérêt vont-ils grimper ? Demande le Soir.

Non répond la Dernière Heure qui explique pourquoi " les taux devraient rester bas durant encore au moins un an. "

Pour ce qui est des voitures de société, là, c’est différent. L’Echo prévient " elles seront plus lourdement taxées en 2022.

De son côté, La Libre publie ce constat de l’OCDE : " la taxation sur le patrimoine des Belges a augmenté de 5 milliards en 10 ans. "

Le booster, et vite

" Donnez le plus vite possible le booster. " dit pour sa part De Morgen.

Het Laatste Nieuws fixe l’objectif à 900.000 bras en 2 semaines. De Tijd annonce " une accélération significative de la campagne de rappel.

Car, c’est bien de cela qu’il s’agit. Le variant omicron – actuellement responsable de 3% des infections en Belgique – ce variant pourrait d’ici fin de l’année devenir la souche dominante chez nous, selon Het Niewsbald.

Ce serait alors quelque chose de bien plus explosif que toutes les vagues qu’on a déjà vécu ici. " lit-on dans De Morgen, parce que, explique le quotidien, le taux de reproduction de ce variant pourrait bien être très élevé. (entre 2,5 et 3 quand, pour contenir l’épidémie, il faut un R inférieur à 1.)

Limiter les dégâts

C’est pour cela que De Morgen agite l’urgence. Pour cela que Het Laatste Nieuws parle d’un sprintPour cela surtout, que la presse au nord s’interroge " ne faudrait-il pas réduire le temps d’attente avant la piqûre de rappel ?

Actuellement, après les vaccins Pfizer et Moderna, il est recommandé d’attendre 6 mois. 4 pour Astra-Zeneca. 2 pour Johnson et Johnson. Des experts plaident ces jours-ci pour raccourcir ces durées.

L’essentiel, comprend-on à la lecture de la presse, est de surtout limiter les dégâts. C’est d’ailleurs un véritable plan flamand qui se met en place.

Lutter contre les facteurs aggravants… Le tabac ou l’obésité ?

De Tijd annonce ainsi du personnel et des infrastructures supplémentaires pour parvenir d’ici fin janvier à proposer la dose de rappel à la grande majorité des adultes. Les pharmacies et les services de santé au travail pourraient aussi être appelés à la rescousse pour proposer le booster.

C’en est au point que ce matin, Het Laatste Nieuws juge utile de signer un édito pour s’attaquer à l’autre face du virus. " Et si l’on consacrait quelques points du budget santé pour lutter contre les facteurs aggravants… Le tabac ou l’obésité ? Bien sûr, changer son style de vie est plus radical qu’enfiler un masque., écrit encore le quotidien.

Pas de panique ?

Non, de Morgen l’écrit d’ailleurs, Omicron ne veut pas dire panique. Mais un sentiment d’urgence prédomine tout de même à la lecture de cette presse qui cherche par tous les moyens de lutter contre la pandémie.

Il se peut, écrit le quotidien en édito, que ce variant Omicron soit moins agressif. Qu’il entraîne un développement relativement moins grave.

Le problème pour le système hospitalier, c’est que si omicron se transmet à beaucoup plus de monde ; même un faible pourcentage – gravement malade – d’un très grand nombre de personnes, cela peut, en nombre absolu représenter TROP de patients.

Incompréhensible et inacceptable

Si la dose de rappel permet d’éviter ce risque, n’y allons pas par 4 chemins, et De Morgen cite alors l’exemple britannique. Là-bas, la campagne de rappel se vit au rythme d’une organisation quasi-militaire. Chez nous, l’attentisme contraste. Entre Noel et Nouvel An certains centres de vaccination – exténué – devront sans doute fermer. Une fois de plus, nous luttons contre la pandémie avec patiente et bureaucratie.

De Morgen conclut, c’est incompréhensible et inacceptable. Même si aucun pays n’a encore trouvé la politique idéale pour lutter, agir rapidement, avec agilité et détermination ne semble pas relevé de la physique nucléaire. Le succès de l’action du gouvernement en dépend pourtant.

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