Belgique

Revue de la presse : les jeunes et l'immobilier

La Revue de presse

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10 août 2022 à 07:59 - mise à jour 10 août 2022 à 12:16Temps de lecture3 min
Par Aline Gonçalves

Ces jeunes qui achètent de l'immobilier

L'Echo

Un tiers du marché immobilier est acheté par les jeunes, entre 18 et 30 ans. Alors qu'ils ne représentent qu'à peine 20% de la population majeure. C'est ce que montre un premier baromètre des notaires qui leur est dédié. Un titre qu'on retrouve à la une de nombreux quotidiens ce matin.

Notamment de L'Echo, qui précise que cette tendance ne se vérifie pas à Bruxelles. On voit en effet dans les statistiques que les jeunes n'arrivent plus à acheter dans la capitale, ni même dans le Brabant wallon, "où la proportion de primo-acquéreurs présents dans les études notariales aurait de quoi préoccuper la plupart des édiles communaux soucieux d’équilibrer un tant soit peu la pyramide des âges locale".

La Wallonie profonde en profite : "une majorité de jeunes candidats à l’achat d’un premier toit porte clairement son dévolu sur les provinces et les villes wallonnes restées les plus abordables, tant sur le segment de la maison que de l’appartement. Pour les maisons, les provinces de Hainaut et de Luxembourg sortent pour l’instant du lot, se repeuplent et se rajeunissent donc au passage, à commencer par Sambreville, La Louvière, Binche, Courcelles ou Châtelet."

En Flandre aussi, les jeunes peinent à acquérir un bien dans les grandes villes

De Morgen

Ce baromètre fait aussi la une de la presse flamande. De Morgen souligne aussi ce constat : les biens immobiliers sont plus difficiles d'accès dans les grandes villes flamandes. Les jeunes vont privilégier l'achat d'un bien dans des villes de plus petite taille, comme Courtrai, Malines, ou Saint-Trond.

Ces statistiques des notaires se basent sur les achats effectués au premier semestre de cette année.

Polémique autour d'une vidéo du MR

L'Avenir

Gros tollé hier sur les réseaux sociaux, après la publication d'une vidéo réalisée par le service de communication du MR. L'Avenir en fait sa une ce matin.

Une discussion "sans filtre" : c’est ce que promet le format vidéo "GLBintown" (abréviation de Georges-Louis Bouchez en ville). Un interviewer se promène dans les rues de Bruxelles, pose des questions aux passants, et puis Georges-Louis Bouchez surgit par surprise et répond au citoyen.

Dans la dernière capsule vidéo publiée hier, où on parle du taux d’emploi dans la capitale, "une passante a effectivement oublié son "filtre" chez elle", lit-on dans L'Avenir.

La dame en question est interviewée près de Matonge, où vit une importante population d’origine congolaise, et elle déclare qu'à Bruxelles, un étranger pourrait se croire au Congo. Et puis elle loue la Flandre, où "la loi, c'est la loi". Et on voit à côté d'elle un George-Louis Bouchez qui opine du bonnet.  

"Certains mots sont visuellement renforcés par quelques touches de bleu vif. Pas n’importe lesquels: "Étranger", "Bruxelles", "Congo", et "Flandre"", précise L'Avenir.

Ces propos ont heurté sur les réseaux sociaux. Le président du MR s'est défendu, en expliquant que le but de ces vidéos est de pouvoir parler sans filtre, en toute liberté.

Unia, l’organisme de lutte contre les discriminations, n’a pas souhaité réagir, estimant que " ce type de propos se situe dans une zone grise".

Benjamin Biard, politologue, spécialiste de l'extrême-droite, explique aussi que selon lui, il ne s'agit pas ici de propos racistes et que, dans sa réponse à la dame, Georges-Louis Bouchez ne va pas sur le terrain identitaire. Il rappelle aussi que le MR a souvent réaffirmé ces dernières années son caractère non raciste, n'hésitant pas à exclure de ses rangs des membres qui avaient tenu des propos racistes ou xénophobes.

Mais pour l'éditorialiste de l'Avenir, on assiste au MR à une "hanounaïsation" des esprits. Cyril Hanouna, c'est cet animateur télé français qui valorise la parole "sans filtre" dans son émission Touche pas à mon poste. Au lieu de couper la séquence au montage, "Au MR, on a choisi de la mettre en avant sans sourciller. Parce que cela fait vendre. D’une certaine façon, c’est réussi: la preuve, on en parle."

Sur le même sujet : extrait du JT du 10/08/2022

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