Cyclisme

Rétro : Les quatre à-fonds de Gilbert à l'Amstel Gold Race

Retour sur les quatre victoires de Philippe Gilbert à l'Amstel. Phil, véritable Roi de la Gold Race.
19 avr. 2020 à 05:00Temps de lecture3 min
Par Jérôme Helguers et Sylvain Rouquet

La RTBF vous propose de revivre ici la grande histoire d’amour entre Philippe Gilbert et l’Amstel Gold Race. Le coureur belge n’est pas (encore ?) tout à fait "Monsieur Amstel" car il reste à une longueur du record de Jan Raas (5 victoires, entre 1977 et 1982). Mais ce qu’a réalisé Philippe Gilbert sur la classique néerlandaise force le respect et l’admiration.

Phil pose pour la première fois ses roues sur le parcours de la Gold Race en 2003. Il a alors 21 ans et dispute sa deuxième saison chez les Pros sous le maillot de La Française des Jeux. Gilbert se classe 34ème à 3'43'' du vainqueur italien Davide Rebellin. C’est en 2009, lors de sa première année chez Lotto, que Philippe Gilbert va véritablement sentir et découvrir qu’il a cette Classique dans les jambes. Il se classe alors 4ème, juste derrière Ivanov, Kroon et Gesink.

Toujours dans le TOP 10 entre 2009 et 2015

L’année suivante, en 2010, le puncheur belge arrive donc avec des ambitions de victoire. Bingo, il s’impose ! Gilbert conserve son titre en 2011 et patientera ensuite trois années avant de lever les bras à nouveau, en 2014 et avec le maillot BMC. En 2017 c’est l’acte IV, avec l’équipe Quick-Step cette fois. Petite statistique assez impressionnante, entre 2009 et 2015, pendant sept années consécutives, il s’est toujours classé dans le TOP 10 !

'Gilberg' et Roi de l’à-fond !

Philippe Gilbert a toujours apprécié cette course. D’abord parce que, avant son déménagement à Monaco, il allait régulièrement s’entraîner dans le Limbourg néerlandais qu’il connaît par cœur. Le Cauberg n’est situé qu’à une soixantaine de kilomètres de Remouchamps. Les bergs des Pays-Bas lui conviennent à merveille car ils sont un peu plus longs que les bergs de Flandre. Ce n’est pas pour rien que l’on renomme le Cauberg : le Gilberg ou le Philberg ! Pas pour rien non plus qu’il est allé décrocher son maillot arc-en-ciel à Valkenburg en 2012.

Et puis pour l’anecdote, Philippe Gilbert était souvent premier sur la ligne, mais aussi premier pour boire cul sec et afonner la bière offerte sur le podium !

2010 : Insatiable, Gilbert décroche sa première victoire

Gilbert remporte la première grande classique printanière de sa carrière lors de cette Amstel Gold Race 2010. Omniprésent et insatiable dans le final, le coureur belge attaque avant d’être repris. Bien calé dans la roue de Bert De Waele (Landbouwkrediet), Gilbert attend son heure. Quand il voit qu’un petit trou s’est créé derrière lui, il démarre et s’envole vers la victoire.

Amstel Gold Race 2010 : Victoire de Philippe Gilbert

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2011 : Le doublé lors de son année fantastique

Douze mois plus tard, le Remoucastrien arrive aux Pays-Bas avec déjà quelques victoires dans la musette (vainqueur en Algarve, à Tirreno, aux Strade Bianche et à la Flèche Brabançone). Il est donc le grand favori. Son équipe assume le poids de la course. Jurgen Van den Broeck et Jelle Vanendert se mettent à plan ventre pour leur leader. Gilbert règle Joaquin Rodriguez (Katusha) au sommet de son Cauberg.

Amstel Gold Race 2011, Victoire de Philippe Gilbert

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2014 : Moyenne de 35 km/h dans le Cauberg

Gilbert est une nouvelle fois irrésistible dans le Cauberg en 2014. La tactique BMC a été parfaite avec Greg Van Avermaet et Samuel Sanchez en dynamiteurs et lanceurs de la fusée Gilbert ! Incroyable accélération dans l’ultime montée. À plus de 35 km/h de moyenne dans la dernière côte, il impose sa loi à Gerrans, Valverde et Kwiatkoski et renoue avec la victoire.

Amstel Gold Race 2014 : Victoire de Philippe Gilbert

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2017 : Victoire avec un rein déchiré

La 12ème Amstel de Phil commence mal… Le champion de Belgique chute et reste plusieurs minutes sur le sol. Au courage, Gilbert repart et comble son retard. Il s’arrache dans le final pour s’isoler avec Michal Kwiatkowski. Le Polonais lance le sprint de très loin, on pense qu’il file vers la victoire mais Philippe est bien plus puissant dans les derniers mètres. Un sprint magnifique et exceptionnel qui lui permet de se relever sur la ligne et de montrer le chiffre quatre avec sa main droite ! Une fois la ligne franchie, au contrôle antidopage, Phil voit du sang dans ses urines. La chute n’était pas anodine. Il a en fait gagné malgré une déchirure au niveau de la membrane entourant le rein !

Amstel Gold Race 2017 : Victoire de Philippe Gilbert

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