Regions Namur

Réouverture de la carrière de Bossimé: le ministre Di Antonio casse le permis de Sagrex

La décision du ministre réjouit la ville de Namur et les riverains qui s'opposaient au projet
25 sept. 2017 à 15:08 - mise à jour 25 sept. 2017 à 15:32Temps de lecture1 min
Par Hugues Van Peel

L’entreprise CBR-Sagrex qui souhaitait remettre en exploitation la carrière de Bossimé, près de Namur, va devoir retravailler son dossier. L’administration wallonne lui avait donné son feu vert en avril dernier, mais le permis vient d’être cassé par Carlo di Antonio, ministre wallon de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.

"La ville de Namur, avec les riverains, souhaitait préserver la quiétude des villages et la qualité des paysages, raison pour laquelle nous avions contesté l’octroi du permis, explique Maxime Prévot, bourgmestre de Namur. Et donc la décision du ministre Di Antonio est un soulagement et une satisfaction".

Même satisfaction du côté de l'association Namur Est Environnement qui milite depuis des années contre ce projet carrier. "Nous sommes heureux que nos arguments aient été entendus et pris en considération", explique Gwendoline Plennevaux, présidente de l'ASBL.

Nouveau recours en vue?

Pour Sagrex, c’est une nouvelle déconvenue dans ce dossier. Rappelons que la première demande de permis remonte à 2008. Plusieurs possibilités s’offrent au groupe carrier: contester la décision ministérielle au Conseil d’Etat, revoir sa copie en fonction des motifs invoqués par le ministre ou carrément abandonner le projet.

Avec la réouverture de la carrière de Bossimé, l’entreprise souhaitait prolonger son activité d’extraction de granulats dans la région namuroise, qui représente une centaine d’emplois directs et indirects. Sagrex y exploite actuellement la carrière de Beez mais le site fermera ses portes en 2022.

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