Redistribuer les médicaments non-utilisés, la question fait débat

Pharmacies solidaires : un concept illégal ?

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31 août 2017 à 07:19 - mise à jour 31 août 2017 à 14:08Temps de lecture1 min
Par Jennifer Istace

520 tonnes de pilules, de comprimés, de sirops, de pommades ont été envoyés au pilon en 2016. Beaucoup de ces médicaments étaient périmés, mais pas tous. Que faire?

A l'heure actuelle, quand vous rapportez vos médicaments à la pharmacie, le pharmacien ne peut pas les redistribuer. C'est légalement interdit, il est obligé de les jeter.

Une association de médecins veut changer les choses : elle organise déjà une redistribution locale au niveau de la maison médicale de Ghlin avec des médicaments de première nécessité, explique le docteur Bouillon, médecin généraliste: "C'est une pharmacie destinée uniquement à des patients dont la vie est danger."  

L'association voudrait étendre l'action au niveau national afin d'aider les personnes qui n'ont pas les moyens d'acheter de tels médicaments.

La ministre de la santé refuse de changer la loi

L'association a écrit une lettre à la ministre fédérale de la santé, Maggie De Block pour changer la loi mais elle n'y est pas favorable. La ministre craint que l'efficacité des médicaments soient en danger à cause des conditions de conservation des médicaments par les particuliers. 

Un point de vue partagé par certains pharmaciens

Delphine Honorez, pharmacienne: "La majorité des gens conservent leurs médicaments dans un lieu qui n'est pas adapté, comme la salle de bain, des endroits où l'on retrouve de l'humidité ou de la chaleur. Les médicaments risquent de se désagréger et de ne plus être aussi efficace."
L'association pharmaceutique belge est contre également. Elle pointe l'illégalité de la mesure. 

La question du gaspillage de médicaments fait débat au sein du monde médical. 

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