Reconnaissance de l'Unécof: Marcourt réfute les critiques de l'organisation étudiante

Jean-Claude Marcourt,, le ministre de l'Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, répond à l'Unécof.
10 mars 2017 à 15:49 - mise à jour 10 mars 2017 à 15:49Temps de lecture1 min
Par RTBF avec Belga

Le ministre de l'Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt, a réfuté vendredi les critiques de l'Union des étudiants de la Communauté française (Unécof) à propos de sa reconnaissance. Il a mis au contraire en avant la souplesse dont il a fait preuve à son égard.

L'Unécof, l'un des deux syndicats étudiants avec le FEF, craint de faire l'objet d'un règlement de comptes pour ses prises de positions critiques à l'égard de certaines réformes du ministre, comme celle des bourses d'études.

Le ministre a tenu à rappeler les "faits" dans ce dossier face à cette "réaction étonnante". Il a initialement proposé de reconnaître les deux organisations actuelles. L'Inspection des Finances a toutefois averti le ministre que cette reconnaissance pouvait être contestée s'agissant de l'Unécof: l'organisation n'est pas assez représentative dans les écoles d'art, l'un des trois secteurs étudiants. Elle ne représente que 13% des étudiants au lieu des 15% requis. Afin d'éviter tout recours, le ministre a soumis la question à l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares), coupole mise en place sous la législature précédente.

"Aucune réalité factuelle"

M. Marcourt souligne qu'il a "proposé d'adopter une interprétation souple des règles décrétales afin de permettre la reconnaissance de l'Unécof, et ce n'est qu'après avoir reçu l'avis de l'Inspection des finances qu'il a sollicité l'avis de l'Ares". Il rappelle également que c'est à son initiative que des règles de reconnaissance plus souples que par le passé ont été adoptées, sans lesquelles l'Unécof n'aurait pu être reconnue.

"Les diverses réactions qui tendraient à faire croire que le ministre veut nuire à la représentation des étudiants ne s'appuient donc sur aucune réalité factuelle et sont mensongères. Le ministre appelle dès lors chacun à la plus grande sérénité", a indiqué son cabinet dans un communiqué.