Re-Cycle : Punk Graphics

re-cycle
07 mars 2020 à 07:45Temps de lecture2 min
Par Frédéric Vandecasserie

Le punk vit encore et, surtout, il influence encore une partie du rock actuel au niveau des affiches et des webzines. La meilleure façon de vous en rendre compte, c’est de foncer à l’Adam, le Brussels Design Museum à Bruxelles sur le plateau du Heysel. Pour une expo qui s’appelle "PUNK GRAPHICS. Too Fast to Live, Too Young to Die", tout un programme…

Présentée une première fois au Museum of Arts and Design de New York, et pour la première fois en Europe, et à Bruxelles, cette exposition rassemble le meilleur de l’immense collection d’Andrew Krivine. C’était un banquier d’affaires, qui a eu la révélation presque divine, à un concert des Sex Pistols en 1976. Et il a commencé à collectionner tout ce qui lui tombait sous la main question graphisme et punk.

Bref, lui, il n’a pas jeté les flyers et les fanzines bricolés d’époque, mais il a tout gardé, et il a franchement bien fait. Tout ça sans oublier qu’il a aussi amassé un nombre à peine croyable de t-shirts, de pochettes d’album et de couvertures de magazines.

Parmi sa collection impressionnante, s’élevant quand même à 3000 pièces, le musée en a sélectionné 500 pour cette exposition. On a bien évidemment la célèbre image de la reine d’Angleterre avec une épingle à nourrice dans le nez, mais pas que… Et loin de là. C’est surtout ça qui est intéressant.

Mais on ne se limite bien entendu pas à des vitrines avec ces trésors dedans. Puisque le parcours de l’exposition permet aussi, bien entendu, de revoir des vidéos d’époque. Et puis, dans une sorte de salle de concert, les visiteurs ont également l’occasion de devenir DJ et de jouer leur propre playlist grâce à des vinyles.

Bilan de tout ça : une illustration très claire du caractère contestataire du punk, notamment avec certaines pochettes d’album réalisées à la main, ou des affiches de concert dont les caractères étaient issus de découpes de journaux. Et l’exposition montre aussi que ce sont souvent les BD, les romans populaires, la science-fiction, les films d’horreur, ou encore les années 50-60 au sens large qui ont souvent servi d’inspiration pour le mouvement punk.

Quand Johnny Rotten vous explique le graphisme à la punk :

The Sex Pistols' Johnny Rotten Walks Through A History Of Punk Graphics

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Mais, surtout, on ressort de cette exposition en se disant que punk’s not dead, comme disait The Exploited. Parce que c’est sur le Net, maintenant, que l’on retrouve cette culture du Do-It-Yourself dans les webzines, souvent élaborés par de simples passionnés sas aucun autre moyen que leur imagination. Et ces webzines sont un peu l’équivalent des fanzines d’il y a 40 ou 50 ans.

Enfin, cocorico, il y a aussi du belge. Et du tout bon, même. Puisqu’on pourra redécouvrir des spécimens tels que des affiches de concerts des Kids. Mais dépêchez-vous, cette machine à remonter le temps, c’est jusqu’au 26 avril.

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