RDC: le "dialogue national" prend forme en dépit de l'absence d'une partie de l'opposition

RDC: le "dialogue national" prend forme en dépit de l'absence d'une partie de l'opposition
05 sept. 2016 à 19:35 - mise à jour 05 sept. 2016 à 19:35Temps de lecture1 min
Par Belga

La première plénière des travaux du "dialogue politique national inclusif" a adopté lundi à l'unanimité la feuille de route du dialogue avec quelques amendements, a annoncé le facilitateur africain, Edem Kodjo.

La plénière a revu à la hausse le quota des participants au dialogue

Ce forum, destiné à préparer des élections "apaisées" en République démocratique du Congo (RDC), est entré lundi dans le vif du sujet à la cité de l'Union africaine après deux jours de pause.

Placée sous la co-modération du ministre congolais de la Justice et des Droits humains, Alexis Thambwe Mwamba, issu de la Majorité présidentielle (MP, qui soutient l'action du président Joseph Kabila), "la plénière a revu à la hausse le quota des participants au dialogue, à la demande de toutes les parties prenantes", a précisé le facilitateur de l'Union africaine (UA), l'ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, dans un communiqué reçu à Bruxelles.

Les listes définitives seront communiquées à la plénière de mardi, qui se déroulera sous la co-modération d'un représentant de l'opposition, Vital Kamerhe - un ancien proche de M. Kabila tombé en disgrâce et qui accepté de participer au dialogue, contrairement à une large frange de l'opposition. La plénière a également adopté les onze points à l'ordre du jour du dialogue national, initié en novembre 2015 par M. Kabila.

Mardi, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Corneille Nangaa, fera un exposé sur l'évaluation du processus électoral en RDC. Le climat politique s'est tendu en RDC à mesure qu'approche la fin du mandat du président Kabila, le 19 décembre prochain. Le chef de l'Etat est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Mais l'opposition le soupçonne de manœuvrer pour s'accrocher à son poste, quitte à reporter la présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l'année. La tenue du scrutin dans les délais constitutionnels est aujourd'hui devenue impossible.

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