RDC: Joseph Kabila, muet sur les violences et son avenir, juge les élections "irréversibles"

Joseph Kabila a salué la formation d'un "gouvernement d'union nationale"
01 janv. 2018 à 15:18 - mise à jour 01 janv. 2018 à 15:18Temps de lecture1 min
Par Belga

Le président congolais Joseph Kabila a assuré dans son discours de Nouvel An que l'année 2017 avait été celle de la mise en œuvre du consensus politique obtenu au terme de l'accord du 31 décembre 2016 en vue de l'organisation d'un nouveau cycle électoral qui "conduit de manière irréversible vers l'organisation des élections" le 23 décembre 2018.

"L'année qui s'achève (2017) a aussi été celle de la mise en œuvre du consensus politique obtenu au terme de l'accord du 31 décembre 2016 en vue de l'organisation d'un nouveau cycle électoral dans notre pays", a-t-il déclaré à l'occasion de son discours de voeux à la nation, diffusé dimanche - mais enregistré - par la radio-télévision nationale congolaise (RTNC) alors que huit personnes trouvaient la mort le même jour en République démocratique du Congo (RDC), lors de manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du chef de l'Etat.

Joseph Kabila a salué la formation d'un "gouvernement d'union nationale", en mars dernier, et la mise en place du Conseil national de suivi de l'accord et du processus électoral (CNSA) - tous deux dirigés par d'anciens opposants débauchés par le régime.

"Je voudrais saluer le travail de titan abattu par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans la révision du fichier électoral", a-t-il ajouté, selon la presse kinoise.

Pour lui, l'adoption et la promulgation de la loi électorale aujourd'hui acquise, l'établissement des listes électorales, la répartition des sièges et la convocation des scrutins qui s'en suivront conformément au calendrier électoral publié par la Céni, "nous conduisent de manière irréversible vers l'organisation des élections" - présidentielle, législatives, provinciales et locales prévues pour le 23 décembre prochain.

Joseph Kabila, au pouvoir depuis janvier 2001 et dont le second mandat constitutionnel s'est achevé le 19 décembre 2016, est toutefois resté muet sur son avenir politique.

L'accord de la Saint-Sylvestre 2016 prévoyait la tenue de la présidentielle au plus tard "fin 2017". La Constitution congolaise de 2006 interdit à Joseph Kabila de se représenter, mais l'autorise à rester au pouvoir jusqu'à l'élection de son successeur.

Répression au Congo contre le Président Kabila

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