Raïssa Bloch, de Saint-Petersbourg à Auschwitz

 Raïssa Bloch
20 nov. 2017 à 15:12 - mise à jour 20 nov. 2017 à 15:12Temps de lecture1 min
Par lay

Nous sommes le 20 novembre 1943.

C’est d’un train en route vers Château-Thierry, dans le département de l’Aisne, en France, qu’est jeté, par une fenêtre, un mot écrit sur une feuille de papier quadrillée pliée en quatre. C’est un garde barrière qui l’a vue tomber, l’a ramassé et pris soin de l’envoyer à son destinataire, dont l’adresse est mentionnée au verso. Sur ce mot, on peut lire :

"Chers amis, merci pour les affaires chaudes. J’ai tout reçu la veille du départ. J’ignore où je vais, peut-être pas si loin. D’abord Metz et environs. Je me sens parfaitement bien. J’espère vous revoir tous (…) Jusqu’à présent, rien ne nous trouble. Je pense à vous avec tendresse et je veux revenir chez vous. Au revoir."

La lettre, sans enveloppe, a été écrite, au crayon, par Raïssa Bloch, juive née à Saint-Pétersbourg, polonaise par son mariage, ayant fui vers l’Allemagne après la Révolution de 1917, ayant fui Berlin pour Paris lors de l’arrivée d’Hitler au pouvoir, ayant fui la France vers la Suisse pendant la Deuxième Guerre.

Un Jour dans l'Histoire reçoit  Agnès Graceffa, collaboratrice scientifique à l’ULB.

Une femme face à l'Histoire | Belin Editeur

 

 

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