Telle est la question !

Qui était appelé le Paganini du violoncelle ?

Adrien-François Servais
14 juil. 2022 à 09:15Temps de lecture2 min
Par Clément Holvoet

Niccolo Paganini est l’un des plus grands et des plus célèbres violonistes de l’histoire de la musique. Mais connaissez-vous celui qui était surnommé le Paganini du violoncelle ? Et cocorico, c’est un violoncelliste belge, et il s’appelle Adrien-François Servais.

Né et mort à Hal, près de Bruxelles, Adrien-François Servais était surnommé le Paganini du violoncelle. Et ce n’est peut-être pas complètement un hasard car Servais a appris d’abord le violon avant de passer au violoncelle. Il était réputé pour sa grande virtuosité sur l’instrument et pour son usage intensif du vibrato.

Servais marqua l’Histoire du violoncelle et marqua son siècle, le XIXe, en parcourant la planète de concert en concert. On le verra aux côtés de Franz Liszt et de Felix Mendelssohn notamment, et il semble que ce titre de Paganini du violoncelle vienne de l’enthousiasme d’Hector Berlioz à son égard, le compositeur français de la Symphonie Fantastique estimant que Servais était le plus grand violoncelliste de son époque. Servais était aussi un camarade de Rossini et de Wagner tout autant que du belge Henri Vieuxtemps, célèbre violoniste de la même époque, et digne héritier de Nicolo Paganini, lui aussi.

Avec plus de 200 concerts chaque année pendant 40 ans, Adrien-François Servais a égrené de nombreux pays du globe et vers 1845, en Russie, il reçoit, de la main de la famille princière russe Ioussoupov, un violoncelle de Stradivari, pour un concert très important devant être donné devant le tsar Nicolas Ier. Le concert fut une brillante réussite et Servais remercia la famille princière de ce prêt prestigieux. Ce à quoi on lui répondit : "Mais Maestro, ce n’est pas un prêt, c’est un cadeau !" Depuis ce moment, son violoncelle est surnommé “Le Servais”, comme c’est souvent le cas pour les Stradivarius qui prennent le nom de l’un de leurs illustres propriétaires. Celui-ci date de 1701 et est désormais la propriété d’une Society américaine.

Avec un instrument de cette facture, Servais pouvait affronter toutes les difficultés techniques avec aisance, et vu ses capacités hors normes, il développa considérablement la technique du violoncelle. Et ce, pas tant en jouant la musique des autres mais en composant lui-même, et en ne jouant quasi que ses propres œuvres. On en comptabilise environ 70 dont des Caprices, des Concertos, des duos et des Fantaisies ! Et puis, il y a les Variations Brillantes et Concertantes écrites avec son collègue violoniste Joseph Ghys sur le thème de God Save the King.

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