Belgique

"QR le débat" : y a-t-il trop d’institutions et d’élus politiques en Belgique ? Suivez notre live en direct

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25 mai 2022 à 16:00 - mise à jour 25 mai 2022 à 19:40Temps de lecture3 min
Par QR le débat

La Belgique, c’est un peu plus de 14.500 élus, tous niveaux de pouvoir confondus, pour un peu moins de 11.750.000 Belges. Un nombre trop important ?

C’est en tout cas ce qu’estimait déjà Charles Michel en 2017.

Pour Jean Faniel, directeur général du Crisp, il ne fait aucun doute que le nombre d’élus belges soit élevé. Et cela présente des avantages comme des inconvénients : "Cela permet une diversité des points de vue, d’avoir un système plus proportionnel et d’avoir plus facilement des plus petits partis qui émergent. Mais ce que l’on oublie souvent, c’est que cela permet d’avoir un contact immédiat entre le citoyen et les élus."

En revanche, "quand on a beaucoup d’élus, ça les conduit peut-être à se marcher un peu sur les pieds, à être en très forte concurrence les uns avec les autres et donc de développer des pratiques de type clientéliste ou de fragmentation de l’opinion publique. Parce qu’il faut que chacun puisse exister et s’adresser aux électeurs."

Sans compter qu’un nombre important d’élus coûte cher.

Peut-on dès lors diminuer le nombre d’élus en Belgique ? C’est la question que s’est notamment posée Ecolo il y a deux ans. En juillet 2020, le parti proposait de supprimer le Sénat et de le remplacer par une assemblée de 75 à 150 citoyens tirés au sort. "On pourrait imaginer que l’Assemblée soit composée de 75 à 150 citoyens belges ou résidents permanents sur notre territoire, de plus de 16 ans et représentatifs de la population belge dans toutes ses composantes sociologiques. Leur mandat serait limité dans le temps, par exemple à un an (non-renouvelable), et ils percevraient une indemnité leur permettant de se consacrer plus librement à cette tâche. Ils seraient accompagnés par des experts."

Alors chef du groupe MR au Parlement wallon, Pierre-Yves Jeholet évoquait en 2015 son souhait de supprimer la Fédération Wallonie-Bruxelles. "Le pouvoir doit émaner des régions. Je pense qu’à un moment donné la sixième réforme de l’État responsabilise les régions. C’est dans un souci de simplifications et de pragmatisme. Je pense qu’il y a une illisibilité dans le paysage institutionnel francophone que ce soit pour les citoyens, pour les entreprises ou les investisseurs étrangers", affirmait-il à l’époque.

Selon lui, la Belgique était composée de trop nombreuses et redondantes structures.

Enfin en 2018, la Wallonie franchissait une étape supplémentaire vers "l’inéluctable disparition de l’institution provinciale" en approuvant en première lecture un avant-projet de décret portant sur le transfert d’une série de compétences des provinces à la Région, annonçait Valérie De Bue (MR). Une façon " d’améliorer la lisibilité institutionnelle, de rendre plus efficace l’exercice des compétences régionales et de renforcer le soutien aux communes ", expliquait l’ancienne ministre wallonne des Pouvoirs locaux.

Y a-t-il trop d’institutions politiques en Belgique ? Y a-t-il trop d’élus en Belgique ? Faut-il supprimer le Sénat en Belgique ? Faut-il supprimer la Fédération Wallonie-Bruxelles ? Faut-il supprimer les provinces en Belgique ?

 

Pour en débattre sur le plateau de "QR le débat", Sacha Daout reçoit Mathieu Bihet (délégué général du MR), Rudy Demotte (PS) (président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles), Rodrigue Demeuse (Ecolo) (sénateur, député wallon de la Fédération Wallonie-Bruxelles), David Pestieau (directeur politique du PTB), Alda Greoli (Les Engagés) (députée régionale et de la Fédération Wallonie-Bruxelles), Emmanuel De Bock (Chef de groupe DéFI au Parlement bruxellois), Anne-Emmanuelle Bourgaux (professeure de Droit et constitutionnaliste à l’Université de Mons) et Benjamin BIARD (chercheur au CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques).
 

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