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Publifin: le personnel de l'intercommunale part en grève pour deux jours

Les employés de Publifin en grève pour revendiquer une hausse salariale

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22 mai 2017 à 11:57 - mise à jour 22 mai 2017 à 14:57Temps de lecture2 min
Par RTBF avec Belga

Réuni lundi après-midi en Assemblée Générale, en front commun (CGSP-Admi et CSC Services Publics), le personnel de l'intercommunale Publifin devait se prononcer sur le point à l'ordre du jour qui consistait à partir ou non en grève ces mardi 23 et mercredi 24 mai. Trois-quarts des votants se sont prononcés en faveur de la grève.

"Il y a eu de nombreuses assemblées depuis que nous avons déposé un cahier de revendications en janvier dernier mais, malheureusement, nous n'avons eu aucun contact avec la direction. Nous en sommes arrivés à devoir perdre deux jours de salaire pour enfin obtenir un interlocuteur", déplore Christine Planus, déléguée principale CGSP-Admi, auprès de l'agence Belga.

Le personnel de Publifin partira donc en grève mardi matin, devant le siège du groupe Nethys-Publifin, rue Louvrex à Liège. Mercredi, les piquets seront établis dès 11h devant les halles des foires de Coronmeuse, où se déroulera la fête du personnel.

Climat de tensions

La révélation des salaires des membres de la direction - dont celui de Stéphane Moreau estimé à un million d'euros brut - et les rémunérations des mandataires publics dans les comités de secteurs n'ont pas aidé à apaiser le climat au sein de l'intercommunale.

Les syndicats rappellent que le plan de restructuration matraquait sans cesse les travailleurs, affirmant qu'ils étaient trop nombreux et trop bien payés pour ce qu'ils faisaient. Les organisations syndicales dénoncent aussi une absence de contacts avec la direction. Les comités de concertation et de négociation sont suspendus depuis le début de l'année.

Dans son cahier de revendications, le front commun avance plusieurs points dont une augmentation barémique de 2%, le rétablissement d'une prime pour les pensionnés, l'octroi pour eux aussi d'une assurance hospitalisation et la nomination des agents contractuels. Mais visiblement, les revendications du personnel ont du mal à trouver une oreille attentive du côté de la direction.

Un cahier revendicatif estimé à 7 millions d'euros par la direction

Dans un bref courrier daté du 2 mai, le nouveau président de l'intercommunale Publifin, le député provincial Paul-Emile Mottard, se dit "particulièrement attentif à la situation" et en "prendra connaissance dans les meilleurs délais".

Dans un autre courrier daté de vendredi, la directrice générale de Publifin, Bénédicte Bayer, estime à 7 millions d'euros le coût de ce cahier revendicatif. Pour elle, il est prématuré de mesurer les impacts des modifications des structures de l'intercommunale. Il faut d'abord, selon elle, examiner le rapport définitif de la commission d'enquête. Avant le vote de ce lundi après-midi, la direction affirmait qu'elle "gard[ait] à l'esprit les attentes exprimées".

La réaction de Christine Planus, déléguée CGSP, au micro d'Eric Dagonnier

Son Planus

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