Publication jugée "péché mortel": le pape accepte la démission de son garde du corps, le chef de la gendarmerie vaticane

Publication jugée "péché mortel": le pape accepte la démission de son garde du corps, le chef de la gendarmerie vaticane
14 oct. 2019 à 15:41 - mise à jour 15 oct. 2019 à 07:29Temps de lecture1 min
Par AFP

Le pape François a accepté lundi la démission du chef de la gendarmerie vaticane Domenico Giani, également garde du corps du pape, dont une initiative prise dans le cadre d'une enquête a courroucé François.

Un magazine italien avait publié une circulaire de la gendarmerie vaticane, signée par Domenico Giani le 2 octobre, affichant les photos et noms de cinq personnes sous enquête "suspendues par précaution" de leurs fonctions, adressée aux employés de la gendarmerie et aux gardes suisses surveillant les portes de la Cité du Vatican.

"Cette publication porte préjudice à la dignité des personnes concernées et à l'image de la gendarmerie", indique lundi un communiqué du Saint-Siège, qui annonce que le pape a accepté la démission de Domenico Giani.

Cette fuite de document fait désormais l'objet d'une investigation séparée, à la demande du pape.

"Péché mortel"

François avait qualifié cette "diffusion illicite" de "pêché mortel car préjudiciable à la dignité des personnes et au principe de la présomption d'innocence", avait rapporté samedi soir le directeur de la salle de presse du Vatican, Matteo Bruni.

Le commandant du Corps de la gendarmerie de l'Etat du Vatican, Domenico Giani, est aussi le principal garde du corps du pape omniprésent dans tous ses déplacements, juché en costume sombre sur la papamobile ou courant à son côté.

L'homme de 57 ans avait commencé sa carrière dans les services secrets italiens avant de rejoindre les forces de sécurité du Vatican voici vingt ans et d'en prendre la tête en 2006.

Le pape a reçu le démissionnaire et l'a remercié pour sa "fidélité et sa loyauté", ainsi que son "professionnalisme", a indiqué lundi le Saint-Siège.