Icône représentant un article video.

Ceci n'est pas un selfie

Philippe Grafé, sur sa réussite comme premier grand viticulteur belge : "Il fallait faire quelque chose de créatif"

Ceci n'est pas un selfie

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Présenté comme le pape des cépages interspécifiques en Belgique, Philippe Grafé a passé toute sa vie dans l’univers du vin. Il s’est confié sur sa carrière et sur les enjeux viticoles des prochaines années dans Ceci n’est pas un selfie.

Tour à tour négociant-éleveur, puis vigneron à Emines, il est l’un des premiers Belges à capitaliser sur une véritable production viticole belge et à se lancer dans une culture d’un nouveau type. Aujourd’hui retraité, il pose un regard plein d’optimisme sur la viticulture belge, plus pessimiste par contre sur les changements climatiques.

Un vin tiré de cépages interspécifiques

Avec le Domaine du Chenoy, Philippe Brafé est l’un des premiers à réussir le pari d’un grand vignoble en Belgique francophone, pays qui n’en est qu’à ses balbutiements en termes de viticulture. Sa réussite, il la doit aux cépages interspécifiques. Ceux-ci ont été importés de France par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le viticulteur belge a ensuite été chercher ces pieds de vigne après la guerre : "Quand je regarde la généalogie des cépages que j’ai plantés, ils sont tous issus de croisements avec les variétés françaises de l’époque. Car pour faire un interspécifique, il faut croiser (NDLR : amener le pollen d’une variété sur la fleur d’une autre variété. On plante ensuite le pépin de cette fleur récoltée). […] Il fallait faire quelque chose de créatif, avec une identité. Copier ce qu’on faisait en France, en Italie ou en Allemagne, cela a été mon idée".

Articles recommandés pour vous