C'est vous qui le dites

Personne ne s’est rendu compte de la disparition de Luka, 4 ans : ne pas se rendre compte qu’un enfant disparaît, ça arrive ?

15 avr. 2022 à 09:42Temps de lecture2 min
Par C'est vous qui le dites

 

Un enfant de 4 ans s’est retrouvé seul en rue alors qu’il participait à des activités encadrées par des éducateurs. La Capitale raconte l’histoire de ce petit garçon qui participait régulièrement à des activités organisées par une ASBL schaerbeekoise. Participait… Parce que son papa ne veut plus entendre parler de l’association qui a laissé s’enfuir son garçon de 4 ans qui s’est retrouvé seul samedi dernier sur un grand boulevard bruxellois. Ce sont des passants qui ont ramené l’enfant perdu directement chez lui comme il habitait dans le quartier. Sur place, personne ne s’était rendu compte que l’enfant avait fui. Le président de l’ASBL a annoncé avoir lancé une enquête pour comprendre ce qu’il s’est passé.

Ne pas se rendre compte qu’un enfant disparaît, ça arrive ? Cest la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

 

Voici quelques moments forts de l’émission…

"Il faut tout verrouiller"

À Courcelles, Evelyne estime que cela ne peut pas arriver. Elle organise des activités pour les petits de 2,5 ans et elle n’a jamais perdu un enfant.

"On met tout en place pour que ce type d’accident n’arrive pas. Les parents déposent leurs enfants jusqu’à 9h. Une fois l’heure de l’accueil passée, les portes sont fermées. Il y a toujours une étudiante en début et fin de file."

Il faut tout verrouiller

À 13-14 ans, son fils, trisomique, a disparu. Il a été retrouvé le long d’une chaussée. Elle s’est battue pour que l’école soit sécurisée davantage. "Au bout de plusieurs mails envoyés à la ministre, on a obtenu des portes sécurisées et puis Lionel a changé d’école. La confiance était rompue. L’école a pris ça un peu à la légère : on ne peut pas tout voir, tout entendre. "

AFP

"Difficile d’avoir les yeux partout"

Du côté de Verviers, Mireille a connu la disparition d’un enfant sous sa garde. Quand elle avait 18 ans, elle s’occupait, seule, d’une vingtaine d’enfants dans un jardin d’enfants. "Toute mon attention était sur un petit qui hurlait, délaissant un peu les autres, le temps qu’il se calme. Puis une fourgonnette de police est arrivée pour me ramener l’enfant. Sur le temps qu’il sorte de la voiture et que je parle avec la police, le petit bonhomme avait refilé au fond du jardin où il avait trouvé un trou dans une haie."

Un petit bonhomme comme ça va tellement vite. C’est difficile d’avoir les yeux partout. À moins que ça devienne vraiment une prison

AFP

"La sécurité en premier"

Le débat s’est terminé avec Yveline, une auditrice de Dour, qui reconnaît que ça arrive même si ça ne le devrait pas. Le mot d’ordre, c’est la vigilance, pour elle qui est dans le métier depuis 35 ans. "Dès qu’on a un groupe d’enfants, la première chose à dire aux éducateurs et animateurs, c’est la vigilance, la sécurité en premier."

Un enfant ne doit jamais se retrouver seul nulle part !

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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