Nouvelles sanctions contre le Venezuela, 10 responsables visés

Steve Mnuchin à Simi Valley (Californie), le 5 novembre 2017

Washington a annoncé jeudi une nouvelle vague de sanctions contre le Venezuela visant cette fois 10 responsables vénézuéliens accusés d'avoir sapé le processus électoral, censuré des médias et de corruption dans les programmes alimentaires.

"Les Etats-Unis ne vont pas rester sans réagir alors le régime de (Nicolas) Maduro continue de détruire l'ordre démocratique et la prospérité au Venezuela", a commenté le ministre américain du Trésor Steven Mnuchin, cité dans un communiqué.

Ces sanctions interviennent alors que le Venezuela est dans une situation économique catastrophique. Le pays est sous la menace d'un défaut de paiement de sa dette faute de liquidités disponibles.

Le Trésor américain précise que cette décision fait suite aux élections du 15 octobre, marquées par "de nombreuses irrégularités qui suggèrent fortement une fraude" électorale.

"Nous poursuivrons nos efforts importants pour sanctionner les responsables du gouvernement vénézuélien qui sont complices des tentatives de Maduro de miner la démocratie, les droits de l'homme, d'inhiber la liberté d'expression (...), ou impliqués dans la corruption publique", a-t-il ajouté.

Parmi les personnes visées figurent notamment Sandra Oblitas Ruzza, vice-présidente et un des responsables du conseil national électoral, Julian Isaias Rodriguez Diaz, ambassadeur vénézuélien en Italie ainsi que Ernesto Emilio Villegas Poljak, ministre de la Culture et ancien ministre de l'Information et Jorge Elieser Marquez Monsalve, ministre du bureau de la présidence.

En conséquence des sanctions décidés jeudi, "tous les biens de ces personnes sont gelés et les citoyens américains ne sont pas autorisés à commercer avec eux", selon le communiqué du Trésor.

Ces sanctions s'ajoutent à celles décidées les 31 juillet et le 24 août. Fin août, elles avaient pour objectif de couper les financements accordés au Venezuela en bloquant l'accès aux devises étrangères.

Washington avait alors jugé "inacceptable" le régime du président Nicolas Maduro, qualifié de "dictateur".