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Economie

Navetteurs.be: la grève à la SNCB risque de "détruire la fiabilité des services publics"

Gianni Tabbone, président et porte-parole de Navetteurs.be.
26 mai 2016 à 12:16 - mise à jour 26 mai 2016 à 12:16Temps de lecture2 min
Par RTBF

La grève sur le rail menée depuis mercredi soir passe difficilement auprès des association de voyageurs Navetteurs.be et TreinTramBus.

"C'est un très grand sentiment de colère que ressentent une majorité d'usagers, par rapport au caractère sauvage de la grève. Ils n'ont pas eu l'occasion de trouver des alternatives et se sont retrouvés dans l'embarras. Je pense notamment à bon nombre d'étudiants qui sont en session d'examens. Et aussi à des travailleurs" déclare Gianni Tabbone, président et porte-parole de Navetteurs.be.

Les syndicats déclarent faire grève pour défendre un meilleur service public. "Le motif qui nous occupe aujourd'hui est purement interne et lié aux conditions de travail des cheminots" répond Gianni Tabbone. Selon lui, cela donne une mauvaise image du service public: "On manque de fiabilité par rapport à la possibilité de se déplacer puisque les mouvements de grèves sont fréquents".

Pour l'association TreinTramBus, l'action des cheminots est néfaste à l'heure où des efforts sont faits pour "sortir les navetteurs de leurs voitures".

La grève prévue entraîne une grande incertitude pour les usagers qui ne savent pas s'ils pourront rejoindre leur lieu de travail, regrette le président de l'organisation. "Cela donne l'impression qu'on ne peut pas se fier aux services publics."

Des usagers floués

La colère est grande, aussi chez les étudiants : l'Union des étudiants de la Communauté française condamne cette grève en pleine session d'examens. " C’est irrespectueux alors que l'UNECOF avait négocié avec les syndicats pour qu'il n'y ait pas de grève pendant cette période cruciale."

Pour Brieux Wathelet, de la FEF, autre organisation d'étudiants, l'important est de se concentrer sur la réalisation concrète des examens: "Nous cherchons à trouver des alternatives concrètes pour les étudiants. Nous voulons exiger que le motif de grève soit reconnu comme un motif légitime de ne pas participer à un examen. Nous avons tous été pris par surprise. Les syndicats eux-mêmes ont été pris par surprise."

Dans une interview sur Matin Première ce mercredi, le ministre de la Mobilité regrette cette grève qu'il qualifie de sauvage. François Bellot (MR) appelle les organisations syndicales et HR Rail à se mettre autour de la table "pour mettre en œuvre un accord social dont la signature n’est pas encore sèche." Il remarque que le conflit porte sur un seul article concernant la récupération de jours de maladie ou de vacances.