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Namur: cocktails, slogans et chansons pour la sécurité routière

Une image du spectacle théâtral "Dé(s)vies!" qui sera joué plusieurs fois à Namur pendant la campagne "Gaff' à la route"
19 janv. 2016 à 17:21 - mise à jour 19 janv. 2016 à 17:21Temps de lecture2 min
Par Bruno Schmitz

"Gaff' à la route", le nom de cette nouvelle campagne pour la sécurité routière se veut plus jeune et plus concret. Elle va impliquer douze écoles namuroises et entend mettre directement les élèves à contribution, selon leurs talents. A l'Institut technique Henri Maus, on travaillera sur des trottinettes, "elles seront customisées", explique le directeur Jacques Hubert. "Soit les élèves modifieront leur apparence, soit ils ajouteront des éléments de référence à la sécurité routière. Ces trottinettes seront ensuite utilisées par les jeunes lors de la grande journée de clôture en mai".

Du côté de l'Athénée royal de Jambes, les élèves auront une autre mission. "Ils doivent créer un slogan qui servira à une campagne d'affichage dans les rues de Namur. Ils devront aussi écrire des chansons pour la journée de clôture". A l'école d’hôtellerie de l'îlon Saint-Jacques, les jeunes testeront leur créativité en élaborant des cocktails sans alcool. Vous l'aurez compris, il faut mobiliser, impliquer et surtout donner dans le concret. "Il est essentiel que ce soit les jeunes qui agissent", lance l'échevine namuroise Stéphanie Scailquin. "Cela marche beaucoup mieux par rapport à un discours moralisateur avec quelqu'un qui viendrait leur dire "Attention, attention...". Ici, ils font vraiment partie de cette campagne et cela les responsabilise".

70 000 euros seront dégagés pour ce projet namurois. Ils viennent surtout de la Wallonie et de son ministre en charge de la sécurité routière, Maxime Prévot, qui est par ailleurs bourgmestre en titre... de Namur. Les maisons de quartier sont aussi impliquées et un spectacle de théâtre a été créé par la Compagnie du Hazart. Pourtant, devant ce spectacle, ces jeunes élèves à impliquer se montrent plus nuancés que les adultes sur la méthode. "Il faudrait plutôt agir via Facebook", conseille une adolescente de 17 ans. "Les trois-quart des jeunes présents dans cette salle l'utilisent presque toute la journée. Alors qu'ici, on est présent parce que c'est une obligation scolaire". 

En clair, il reste encore du chemin pour impliquer totalement les ados dans le projet. Le bilan se fera lors de la grande journée de clôture prévue le 20 mai sur l'esplanade du Grognon à Namur. A noter que ces actions coordonnées par les villes et financées par la région pourraient à l'avenir se multiplier. Le ministre de l'intérieur souhaite redéfinir les missions prioritaires de la police fédérale, ce qui signifie aussi réduire ou supprimer le département qui assure aujourd'hui la sensibilisation à la sécurité routière dans les écoles. Une mission qui passerait alors aux Régions. Avec "Gaff' à la route", la Wallonie confirme qu'elle pourrait également aller dans cette direction. 

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