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Mons: un commissaire-priseur permet de retrouver une momie disparue

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06 nov. 2015 à 16:39 - mise à jour 06 nov. 2015 à 16:39Temps de lecture1 min
Par Vincent Clérin, Belga

Une des deux momies de la collection des Musées Royaux d'art et d'histoire qui avait disparu depuis le début des années 70 après avoir été prêtée à deux médecins pour leurs recherches, a récemment été retrouvée chez le fils de l'un d'entre eux. L'homme âgé de 66 ans sera entendu, a indiqué vendredi le parquet de Bruxelles.

Les deux momies de la collection des Musées Royaux d'art et d'histoire, situé dans le parc du Cinquantenaire, avaient été prêtées en 1970 à deux médecins, les docteurs Janssens et Duquenne. Les deux praticiens avaient disséqué l'une des momies et soumis la deuxième à une radiographie. Le résultat de leurs recherches avait été publié en 1973 dans le Bulletin radiographique notamment. Les momies n'ont par la suite jamais été restituées au musée.

Un commissaire-priseur qui se renseigne

Il y a peu, Daniel Otten, commissaire-priseur à Mons, reçoit une demande pour mettre en vente une momie.  Intrigué, le professionnel interroge ce client particulier sur cette momie puis se renseigne de son côté sur les latitudes de la profession dans la mise en vente de restes humains.  C'est suite à sa démarche que la disparition dans les années 70 de deux momies des Musées royaux est revenue à la mémoire des cercles concernés. Assez rapidement, les services de Police ont donc pu déterminer la provenance de cette pièce rare.  L'enquête a été confiée à la recherche locale de la police de Bruxelles Capitale-Ixelles.

Ces enquêteurs ont pu ainsi établir que la personne qui proposait la momie à la vente était le fils d'un des médecins qui avait examiné les momies des Musées Royaux d'art et d'histoire dans les années 70. Contacté par la police, l'homme a refusé toute collaboration et la restitution de la momie. Le parquet a ensuite été avisé des faits et la police locale a pu saisir la momie au domicile du suspect. Compte tenu du fait que l'objet dérobé se trouve toujours en sa possession, la prescription ne peut être appliquée à ce cas, qui relève de l'infraction continue.

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