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Mons: du jardinage pour soigner les troubles psychiatriques

Alain Flandroit, responsable du jardin thérapeutique, s'occupe des légumes
10 sept. 2014 à 14:18Temps de lecture1 min
Par Laura Canducci

Chaque jour, une heure et demi le matin et une heure et demi l'après-midi, des volontaires quittent leur pavillon du Chêne aux Haies et se rendent au jardin. Ils y rejoignent Alain Flandroit, horticulteur de formation et éducateur à l'hôpital. Le projet du jardin thérapeutique est, en partie, le sien. C'est lui qui coordonne le tout: "Je propose plusieurs activités. C'est eux qui décident en fonction de ce qu'ils ont envie de faire suivant leurs capacités, leurs forces, leurs connaissances. On n'est pas là pour se prendre la tête. L'ambiance est assez conviviale. On se raconte des anecdotes, on rigole."
En ce moment, le boulot des patients et de leur éducateur dans le jardin, c'est la tonte de la pelouse et la récolte des courgettes et potimarrons.

L'objectif que nourrit ce jardin thérapeutique est évidemment le mieux-être des patients de l'hôpital. Il s'agit, en fait, d'hortithérapie, une thérapie physique et psychique via la nature, la culture des plantes potagères ou ornementales.
Pour la petite histoire, c'est en 1986 que deux scientifiques prouvent les bienfaits des plantes sur les symptômes physiologiques liés au stress. Depuis, l'hortithérapie a fait son chemin et commence de plus en plus à être utilisé en Belgique.

Alain Flandroit, l'éducateur-horticulteur, est convaincu de l'effet positif de ce jardin thérapeutique sur ces jardiniers en herbe: "Pour moi c'est permettre au patient de souffler un peu. Parfois ils sont dans un pavillon bruyant, difficile. Quand ils viennent ici, ça leur permet de se poser, rencontrer d'autres personnes, tisser des liens sociaux. Quand ils jardinent, ils pensent à autre chose que leur maladie."

Pierre, un patient de l'hôpital, nous fait découvrir ce jardin dans le reportage audio ci-joint.

Laura Canducci


 

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