Espace

Météorite : des scientifiques veulent aller pêcher un objet interstellaire tombé sur Terre en 2014 dans le Pacifique

11 août 2022 à 14:07Temps de lecture1 min
Par Chloé Rosier

Une météorite interstellaire s’est écrasée dans l’océan Pacifique le 8 janvier 2014, pourrait être pêchée par un aimant géant.

Comme l’explique PhysOrg, la météorite, en tombant sur Terre (dans l’océan plus spécifiquement), a libéré l’équivalent d’1% de l’énergie libérée par la bombe atomique d’Hiroshima (121 tonnes de TNT). La roche spatiale, nommée CNEOS 2014-01-08, devrait être récupérée par une équipe de scientifiques de l’Université de Harvard, via le projet Galileo. Une expédition coûtant 1,6 million de dollars et consistant à abaisser un gros aimant sur le site du crash en espérant que la météorite remonte avec.

Plus précisément, les experts vont plonger un traîneau magnétique à environ 300 km au nord de l’île de Manus, dans la mer de Bismarck, dans le sud-ouest de l’océan Pacifique. Ce traîneau sera ensuite remorqué à travers le fond marin à une profondeur de 1,7 kilomètre pendant dix jours dans l’espoir de récupérer les restes de la météorite qui mesurait à la base 45 cm, comme le précise l’article publié par l’équipe.

"La plupart des météorites contiennent suffisamment de fer pour adhérer au type d’aimant que nous prévoyons d’utiliser pour l’expédition océanique", explique Amir Siraj, astrophysicien de Harvard et l’un des auteurs, à LiveScience.

L’intérêt pour cette météorite en particulier est qu’elle a été officiellement reconnue comme objet interstellaire c’est-à-dire "un corps situé dans l’espace interstellaire qui n’est pas lié gravitationnellement à une étoile". Le Commandement spatial américain a d’ailleurs confirmé en avril que la roche spatiale était bien un objet interstellaire.

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Amir Siraj concluait en avril dans une interview pour Vice : "J’adore penser au fait que nous avons du matériel interstellaire qui a été livré sur Terre, et nous savons où il se trouve. Ce que je vais vérifier, et j’en parle déjà autour de moi, c’est s’il est possible de fouiller le fond de l’océan au large des côtes de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et de voir si nous pouvons récupérer des fragments".

Ce sera probablement bientôt chose faite !

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