Le 8/9

Mélissa Da Costa se confie sur son écriture : "Je me laisse embarquer. Rien n'est prévu ou figé"

Mélissa Da Costa, pour "Les douleurs fantômes"

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Mélissa Da Costa était l'invitée du 8/9 pour présenter son nouveau roman Les douleurs fantômes. La jeune autrice signe un nouveau roman feelgood, rempli d'émotions, de résilience et d'authenticité.

Rosalie, Gabriel, Tim, Anton et Ambre étaient les cinq meilleurs amis du monde jusqu’à ce qu’un drame survienne et les sépare. Cinq ans plus tard, le destin frappe à nouveau à leur porte et un appel à l’aide les pousse à se réunir.

Ces retrouvailles ravivent des douleurs longtemps enfouies et bousculent leurs certitudes : mènent-ils vraiment la vie dont ils rêvaient ? Ensemble, ils apprendront qu’il n’est jamais trop tard pour changer de vie et être heureux...

Mélissa Da Costa s’est fait connaître grâce à son best-seller Tout le bleu du ciel.

► À l’occasion de La semaine du livre, la RTBF tient à soutenir et à promouvoir la lecture et les auteurs dans ses émissions et sur toutes ses plateformes.

Une carrière fulgurante

Mélissa Da Costa vit un peu le rêve ultime des auteurs amateurs. Sa carrière démarre relativement tôt et en trombe : presque ignorée au départ par les médias, elle se classe pourtant parmi les 10 auteurs français qui vendent le plus de livres.

"J'écris depuis que j'ai 7 ans par passion mais je ne voulais pas entreprendre le parcours du combattant d'envoyer mon manuscrit à 50-100 maisons d'édition. J'en dépose donc un sur une plateforme et en à peine 6 semaines, le livre a grimpé dans le classement a obtenu de très bonnes notes et a été repéré par un éditeur" raconte-t-elle. "Je n'ai pas eu une très grande visibilité dans les médias, mais c'est un succès qui est venu des lecteurs eux-mêmes. Il y a eu un énorme bouche à oreille, qui a gonflé. Je le vois en dédicace, j'ai des lecteurs qui me disent : 'C'est le 8 ou 9e que j'achète' (pour l'offrir à des proches)".

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Une histoire sur le cap des 25 ans

Et les lecteurs devraient une nouvelle fois se précipiter sur Les douleurs fantômes.

Ce roman est légèrement autobiographique puisqu'il s'inspire des questionnements de Mélissa Da Costa, 31 ans aujourd'hui, au moment où elle a passé le cap des 25 ans.

"Je revenais des autres et Les douleurs fantômes sortent maintenant, mais je les ai terminés quand j'avais 25 ans. J'étais à un point de bascule à 25 ans comme Ambre : j'étais en train de remettre en question certains aspects de ma vie au point de vue professionnel et amoureux" confie-t-elle. "J'étais donc pleine d'interrogations pour savoir si on envoie tout balader, ou au contraire, s'il est temps d'être adulte et responsable et de se poser un peu, et si je passais à côté du bonheur en restant dans la stabilité et le confort".

La jeune romancière a en effet l'avantage d'avoir toujours 2-3 ans d'avance dans ses écrits contrairement à la plupart des auteurs qui écrivent un livre pour le publier l'année suivante. "On les a retravaillés mais pas tant que cela finalement : on est allé couper dans des passages un petit peu trop longs mais on a touché ni à l'intrigue, ni aux dialogues, ni aux personnages. Il est resté presque dans son jus" souligne-t-elle.

Une écriture fluide et libre

Deux autres ouvrages sont d'ailleurs déjà prêts chez son éditeur. Si Les douleurs fantômes reste un 'roman feelgood' - avec un point de départ parfois dramatique mais une note finale positive - sa marque de fabrique, Mélissa Da Costa annonce que ses prochains livres prendront un autre tournant : "Je vais explorer sur mes prochains romans des facettes un petit peu plus sombres et m'éloigner du feelgood".

Un pari risqué ? Il faut dire qu'à seulement 31 ans, la romancière profite déjà d'un large lectorat. Ce succès, elle l'explique de deux manières, sur le fond et la forme.

La portée du message est universelle, au point où même son propre père et sa grand-mère se sont (re)mis à la lecture de romans. Par ailleurs, son style est très accessible. "On me dit souvent que l'écriture est fluide. On ne bute pas sur des tournures de phrases alambiquées et donc on entre dans l'histoire et on ne se pose plus de questions" révèle-t-elle. Ce style est vraisemblablement conditionné par sa manière de développer son intrigue. L'autrice écrit au feeling, à l'opposé des romanciers qui s'appuient sur de nombreuses notes, fiches et cartes : "J'ai grosso-modo un point de départ et un point d'arrivée. Et tout peut changer ou varier. Un personnage qui ne devait seulement être que de passage va finalement s'installer durablement. Un lieu qui ne devait être qu'une étape sur le voyage va devenir une maison pour un bon bout de roman. Je me laisse complètement embarquée et rien n'est prévu ou figé".

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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