Médor cherche ses abonnés au salon du crowdfunding à Bruxelles

Salon du crowdfunding à Bruxelles: le mook belge Médor cherche ses abonnés
04 oct. 2014 à 09:12 - mise à jour 04 oct. 2014 à 13:00Temps de lecture1 min
Par Germain Renier

Médor doit donc prendre la forme d'un livre rassemblant plusieurs enquêtes de longue durée réalisées en Belgique. Il comportera systématiquement des making-off, pour pouvoir vivre les investigations en coulisses aussi, et découvrir "combien a coûté l'enquête, les questions qu'on s'est posées, ou les obstacles rencontrés", explique Tiffany Lasserre, l'une des 17 membres que compte l'équipe.

Et si le pari semble risqué, alors que la presse écrite est en chute libre depuis quelques années, Olivier Bailly déclare qu'un plan financier "sérieux" est ficelé, assurant la "cohérence" d'un projet "avec une ligne éditoriale qui tient la route".

Médor est le petit frère de 24h01, le premier mook belge qui va bientôt souffler sa première bougie. Olivier Hauglustaine, son créateur, explique que 1000 exemplaires avaient été imprimés lors de son lancement, et "en quatre jours, ces 1000 exemplaires étaient écoulés" dit-il en ajoutant que 3000 autres exemplaires ont été réimprimés dans la foulée. "Un pied-de-nez au monde de l'édition", selon lui.

Après deux numéros, 24h01 n'est pas encore rentable, mais le magazine s'exporte déjà en France. Médor estime à 3800 le nombre de lecteurs à rassembler autour d'un projet qui pourrait alors sortir en 2015.

Et s'il n'exclut pas complètement la publicité, il refuse "de la subir": elle devrait se limiter à 11% de ses rentrées, "près de 25 000 euros par an, sur les 226 452 euros de chiffre d'affaires visé", lit-on sur le site de la coopérative.

Le futur mook promet la publication d'enquêtes de 22 jours à la fois exigeantes et amusantes. Désormais lancé sur la plateforme de financement participatif KissKissBankBank, son objectif est de rassembler 10 000 euros en 60 jours.

RTBF

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