Monde

Manifestation pro-réfugiés tendue à la frontière italo-autrichienne

Manifestation à la frontière austro-italienne

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03 avr. 2016 à 20:17 - mise à jour 03 avr. 2016 à 20:18Temps de lecture1 min
Par RTBF avec Belga

Plusieurs centaines d'Italiens et d'Autrichiens ont manifesté dimanche contre "l'Europe forteresse" et en faveur de l'accueil des réfugiés, à la frontière entre les deux pays, au coeur des Alpes, où des incidents ont opposé un groupe de manifestants aux policiers, a-t-on appris de source policière.Les manifestants, environ 500 selon la police et le double selon les organisateurs, s'étaient donné rendez-vous au Col de Brenner, point de passage entre les régions italienne du Haut-Adige et autrichienne du Tyrol, à quelque 1300 mètres d'altitude. Ce poste-frontière doit être équipé prochainement d'un dispositif de contrôle militarisé pour prévenir une éventuelle hausse des flux migratoires illégaux, selon les annonces du gouvernement autrichien.

"Arrêter les guerres pas les gens", "Aucun migrant n'est illégal", "Idomeni (camp de réfugiés en Grèce) n'est pas seul", "Ouvrez les frontières", "A bas la forteresse", pouvait-on lire sur les panneaux des manifestants rassemblés à l'appel de collectifs italiens de soutien aux réfugiés. Le mot "Welcome" (Bienvenu) a été peint sur le panneau marquant l'entrée en Autriche, pays qui a durci sa politique d'accueil des demandeurs d'asile après avoir été parmi les plus sollicités par les migrants lors de la crise migratoire de 2015. Un porte-parole de la police autrichienne a indiqué que les forces de l'ordre avaient fait usage de spray au poivre pour repousser un groupe de manifestants qui tentait de forcer un cordon policier.

Selon la même source, des policiers ont essuyé des jets de pierres et de bouteilles et des heurts se sont produits avec des manifestants qui bloquaient la voie ferrée. Deux agents ont été légèrement blessés et un manifestant arrêté, selon la police. Dans une interview au quotidien allemand Die Welt samedi, le ministre de la Défense autrichien Hans-Peter Doskozil a réitéré la volonté de Vienne de mettre en place des "contrôles massifs", y compris avec des soldats, au niveau du Col de Brenner.