C'est du Belge

Ma rencontre avec Helmut Lotti

26 oct. 2021 à 11:33Temps de lecture2 min
Par Marie-Hélène Vanderborght
Marie-Hélène Vanderborght, éditrice de "C'est du Belge" rencontre Helmut Lotti
Marie-Hélène Vanderborght, éditrice de "C'est du Belge" rencontre Helmut Lotti Serge Ruyssinck

Rencontrer Helmut Lotti, c’est rencontrer le plus wallon des flamands.

Celui qui vit dans les environs de Durbuy aime sa région. Il aime faire du vélo, cuisiner du lapin aux pruneaux et vivre avec la nature.

Mais cette fois, à l’occasion de la sortie de son 22ème album "Italian songbook" c’est à Venise qu’il nous convie.

Helmut Lotti emmène Marie-Hélène Vanderborght à bord d'un riva pour sillonner la lagune
Helmut Lotti emmène Marie-Hélène Vanderborght à bord d'un riva pour sillonner la lagune Serge Ruyssinck

Romantique comme rendez-vous, mais "êtes-vous un romantique ?". "Mes chansons le sont, je ne sais pas si je suis romantique mais je suis galant…" précise-t-il en rigolant.

Et oui depuis 33 ans, ce ténor d’origine gantoise séduit par ses chansons romantiques et populaires.  Il détient le record absolu dans l’histoire de la chanson belge avec plus de 13 millions d’albums vendus et demeure à ce jour le titre de l’artiste belge le plus exporté à l’international. À bien y regarder, le parcours d’Helmut Lotti donne le vertige. Durant 15 ans, l’artiste enchaîne les succès et comptabilise des centaines de disques d’or et des millions de spectateurs aux quatre coins du monde.

Elégant, gentleman, il m’embarque à bord d’un riva pour sillonner la lagune qu’il aime. Paris et Venise, voilà deux villes qu’il affectionne particulièrement.

Petite étape  à deux pas du Rialto  sur la place Goldoni. Ici se trouve l’une des plus ancienne maison de costumes, chez Buosi.

Amoureux des belles coupes et des belles matières, Helmut se prête au jeu des essayages "Un album en Italien, nécessite de l’azzurro, un costume bleu" . "La différence  entre un monsieur en beau costume et un artiste, c’est la pochette. Quand je mets ma pochette ou le nœud papillon alors je deviens Helmut Lotti et je peux monter sur scène".

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. Serge Ruyssinck

A mes côtes, un cameramen Warren et un preneur de son, Francesco tout deux assez excités à l’idée de rencontrer celui qui était déjà l’idole de leur grand-mère ????. Francesco se souvient avoir assisté petit à un concert "l’ambiance était incroyable". Quand à Warren, son T-shirt "métal" font mouche auprès d’Helmut car ce qu’on sait moins, c’est que le chateur adore le rock déjanté. Il le prouve en chantant. "Je voulais faire un album dans ce registre, mais mon public n’attend pas ça de moi". Dommage, on est peut-être passé à côté de Nirvana ????. Petite pause place Saint Marc autour d’un café, "trop tôt pour déguster un sangiovese, dommage, j’adore ce cépage".

"Mon grand-père était directeur de l’opéra de Gand. A 5 ans, j’ai eu le privilège de monter sur scène habillé en costume avec un grand chapeau. J’était fils de marquis. Ma tante elle était soprano et je me souviens précisément  du public, des applaudissements. J’ai adoré ça et je me suis dis, c’est ça que je veux faire".

C’est l’heure du shooting pour un magazine italien. Nous avons rendez-vous avec Laure Jacquemain, une photographe belge installée depuis 15 ans à Venise. Helmut prend la pause, chante et s’amuse. Il est déjà l’heure de se quitter sur un air de Bella Ciao.

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