L'oreille d'abord

"L’Oreille d’abord" nous emmène à Venise : "voir Venise et mourir…"

L'oreille d'abord

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08 août 2022 à 08:15Temps de lecture2 min
Par Tania Markovic

Pour la deuxième année consécutive, chaque week-end de l’été nous vous proposons une émission de nos collègues de la Radio – télévision Suisse. Il s’agit de L’Oreille d’abord, une série signée Catherine Buser. Nous avons sélectionné pour vous 9 épisodes qui vous porteront aux quatre coins du monde : du côté de la vieille Europe nous parcourrons successivement l’île grecque de Cythère, la lande bretonne ou encore la capitale du Danemark. Nous ferons aussi un tour de l’autre côté de la Manche chez nos voisins anglais sans oublier de rendre visite à leurs alliés américains en en profitant pour faire un crochet par le Mexique !

Pour ce voyage auditif laissez au placard matériel de randonnée, gourde, carte routière ou guide touristique. A l’heure où la planète brûle, nous vous proposons le tourisme le plus écologique qui soit : pas besoin de voiture ou d’avion pour quitter le plat pays, juste les oreilles et l’imaginaire…

Venise. Gondole sous un pont
Venise. Gondole sous un pont © Tous droits réservés

"Voir Naples est mourir". Vous connaissez sûrement cet adage employé par les Napolitains qui l’ont inventé. Plusieurs villes l’ont ensuite reprise à leur compte. "Naples, disent-ils, est d’une telle beauté qu’une fois qu’on l’a vue le reste n’a plus aucune importance et on peut mourir en paix : Vedi Napoli e poi muori". Aujourd’hui cette expression va s’appliquer à Venise. Certains compositeurs se sont sentis tellement bien dans la Cité des Doges qu’ils ont choisi d’y couler leurs derniers jours, certains y sont même enterrés comme Stravinsky. La mort va donc rôder dans cette "Oreille d’abord" notamment à travers la musique du film "Mort à Venise", musique empruntée à Gustav Mahler qui va s’y tailler la part du lion… du lion de Venise on pourrait dire car le roi des animaux est l’emblème de la ville et de la place Saint Marc en particulier. Pour vous divertir, il y aura aussi de l’émotion : celle de tous ces compositeurs qui se sont rendus sur la lagune, qui y ont séjourné en qualité de touristes ou de résidents temporaires et qui ont consigné leurs impressions de Venise dans quelques-unes de leurs œuvres les plus inspirées. Parmi eux, Felix Mendelssohn nous invite à partager une balade en gondole avec son œuvre, le chant du gondolier vénitien, une de ses romances sans parole. Cette barcarolle est un souvenir de voyage en Italie que le compositeur a effectué en 1830, un voyage qui l’a conduit tout naturellement à Venise. Il aurait abordé la sérénissime de nuit, en bateau. L’ambiance vaporeuse qu’il découvre en voguant sur le grand canal l’enthousiasme. Le 11 octobre 1830 il écrit à sa famille : "Ce dont je rêvais comme la plus grande joie de ma vie se réalise enfin". Cette balade en gondole lui a laissé une impression profonde qu’il consigne aussitôt dans cette célèbre Romance sans parole qui s’écoute un peu comme une carte postale de la lagune. Pour les romantiques, Venise est une des étapes incontournables du grand tour, voyage initiatique qui doit leur permettre de découvrir les richesses artistiques de l’Europe tout en perfectionnant leur éducation. Aussi tous ceux qui ont eu la chance d’effectuer ce grand tour ont posé leur voyage à Venise.

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