Livrés à domicile (2012/13) - Claude Durand

22 août 2012 à 20:49Temps de lecture1 min
Par rtbf
Patricia Ide reçoit cette semaine chez elle Claude Durand, pour son roman "Lilette", paru chez de Fallois. Elle écoutera les chroniques de Michel Dufranne et de Julie Huon, s'intéressera à l'actualité du numérique puis, participera à la Figure imposée, le livre que toute l'équipe a lu cette semaine : "21, rue de la Boétie" d'Anne Sinclair chez Grasset. Patricia Ide est la co-directrice du théâtre Le Public, à St Josse. Elle lit énormément et a constitué longtemps à elle seule le comité de lecture du théâtre. Elle aime la littérature flamande, les auteurs sud-américains, Dostoïevski et Jean Teulé. Autant dire qu'elle est éclectique. Claude Durand a publié son premier roman à la fin des années 50. Pourtant, en cinquante-cinq années d'écriture - dont un prix Médicis en 79 -, il en a passé plus de 40 sans écrire. Il faut dire qu'il occupait la direction des éditions Fayard. Depuis 2010, il retrouve régulièrement le chemin des étals de librairies. Son nouveau roman, Lilette, est paru chez de Fallois. Lilette est une femme que la nature n'a pas gâtée. Au début du roman, le narrateur, un journaliste de métropole venu sur son île caribéenne faire un reportage à propos d'une éruption volcanique, l'aperçoit sur un bout de rocher. Lilette est la seule âme qui vive sur ce caillou. Intrigué, le narrateur la rejoint et écoute le récit d'une vie de misère. Un chant magnifique, une femme que rien n'abat et qui reste debout, quoi qu'il advienne... Anne Sinclair ne fera pas allusion à son mari dans ce récit, 21 rue de la Boétie, dont une partie nous emmène pourtant à New York. Et pour cause, elle jette un regard en arrière pour tenter de savoir qui était son grand-père, ami de Picasso, grand marchant d'art avant-guerre, qui a fui son pays face à l'avancée nazie pour s'installer aux Etats-Unis. Et qui a fini par perdre sa nationalité française.

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