Icône représentant un article audio.

Regions Liège

L’expertise de terrain des mandataires locaux, rempart anti-crues ? Réponse dans Liège en Prime

Liège en Prime

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Elle a été la première, à la mi-juillet de l’an dernier, à donner des ordres d’évacuation. Elle a été parmi les autorités locales les plus efficaces dans l’organisation des secours. Elle, c’est Valérie Dejardin, bourgmestre de Limbourg. Il faut dire qu’elle avait préalablement suivi des formations en gestion de crise. Ce n’est pas toujours le cas de tous les mandataires qui exercent des responsabilités dans les villes. Dans "Liège en Prime", elle regarde dans son rétroviseur personnel : elle plaide surtout pour une meilleure anticipation, une meilleure préparation ; ça passe par plus d’exercices des plans catastrophe. Elle souhaite une révision du code wallon de la démocratie, pour organiser le mayorat à temps plein, même dans les communes de petite taille. Elle ne néglige pas le risque qu’il y aurait à professionnaliser cette fonction, mais la gestion devient de plus en plus compliquée, même à ce niveau de pouvoir. L’un des difficultés, c’est de se retrouver coincé entre le temps des citoyens et le temps des experts. C’est le cas, encore aujourd’hui, lorsqu’il faut concilier les envies des habitants, qui veulent revenir chez eux, et les études des scientifiques qui ne savent pas encore déterminer, douze mois après les événements, les endroits où il faut réparer les dégâts ou reconstruire, ou pas. Le cas du quartier du vieux moulin, à Dolhain, est exemplaire.

C’est à un bilan tout en nuances que se livre pudiquement Valérie Dejardin.

Articles recommandés pour vous