Belgique

Les vignes de Mellemont passent dans de nouvelles mains

Les fondateurs du Domaine de Mellemont : Etienne Rigo, Pierre Rion et François Vercheval
25 mars 2021 à 14:59 - mise à jour 25 mars 2021 à 14:59Temps de lecture2 min
Par Carl Defoy

Le vignoble de Mellemont à Thorembais est un des tout premiers vignobles professionnels de Wallonie. Dès ses origines en 1990, il a affiché sa vocation commerciale. Aujourd’hui, ses fondateurs passent la main.

Mellemont a longtemps été le vignoble le plus important de Wallonie. Il a été planté quand peu de gens croyaient à la possibilité d'élaborer des vins (et encore moins des vins de qualité) en Belgique. Jusqu'ici toujours dirigé par le même trio d’amis – Pierre Rion, Etienne Rigo et François Vercheval – le domaine de 4 hectares produit annuellement entre 15 et 20.000 bouteilles qu’on trouve souvent sur les grandes tables belges.

La deuxième génération de viticulteurs

Ce jeudi pourtant, le vignoble a changé de mains. Les propriétaires ont estimé qu’il était temps que de nouvelles têtes prennent le relais. Comme pour d’autres propriétés (on pense notamment à Philippe Grafé au Domaine du Chenoy à Emines), la génération des pionniers de la viticulture wallonne s’efface.

Beaucoup de candidats repreneurs

Plusieurs investisseurs ont marqué leur intérêt pour le domaine. Il fallait sélectionner ceux qui préserveraient la qualité de la production ainsi que le respect de l’environnement et qui, explique Pierre Rion, porteraient une vision pour Mellemont.

Profils variés de passionnés

Quatre jeunes hommes ont retenu l’attention. Ils ne sont pas des professionnels de la vigne, plutôt des passionnés de vin. Mais l’un d’entre eux a décidé de quitter son job pour s’occuper à plein temps du domaine. Et un autre a acquis de l’expérience dans le monde – proche – de la brasserie.

Le projet

Ensemble, ils ambitionnent de doubler la surface du domaine ; c’est indispensable s’il faut en vivre. Ils comptent aussi radicaliser la démarche environnementale en se dirigeant vers le bio. Un commerce devrait également s’installer dans le domaine.

Ne pas couper les ponts

L’idée a plu au trio de fondateurs. Ils se sont sans doute reconnus dans ces jeunes gens qui ont le même âge qu’eux à l’époque où ils se sont lancés. Les anciens n’abandonnent d’ailleurs pas tout à fait l’exploitation : ils se sont engagés à accompagner la transition pendant deux ans. "Ils pourront toujours compter sur notre expérience, se réjouit Pierre Rion : j’habite à 500 mètres !"