Les sous-traitants de Caterpillar pourraient bloquer le site de Gosselies

Des sous-traitants qui ne veulent pas être oubliés dans les négociations.
21 déc. 2016 à 16:07 - mise à jour 21 déc. 2016 à 16:07Temps de lecture1 min
Par Mathieu Van Winckel

Les négociations autour de la fermeture de Caterpillar sont en cours. On laisse passer les vacances et ensuite on se dirigera tout doucement vers la phase deux et la négociation plus concrète sur le volet social. Une deuxième phase qui se négocierait déjà en coulisse pour prendre de l'avance et tâter le terrain. Et du coup, les sous-traitants de l'usine Caterpillar commencent à revendiquer leur part du gâteau. Pourquoi n'auraient-ils pas droit eux aussi à une prime ou à des départs en prépension? Il y aurait même du blocage de site dans l'air.

Un avenir bien sombre

L'avenir semble bien sombre pour ces travailleurs-là. Ce qui va se négocier chez Caterpillar ne concerne que les travailleurs officiels du site. La dame qui vendait des souvenirs, des petites grues, des t-shirts Caterpillar, etc... et qui avait un contrat avec une autre boite, elle n'aura rien. Même chose pour ceux qui s'occupent de la cafétéria ou ceux qui livrent les bulldozers une fois terminés.

Pour les sous-traitants extérieurs au site de Gosselies, c'est pareil. L'entreprise Carwall par exemple. Ils construisent les cabines qui sont installées ensuite sur les bulldozers. Eux sont depuis deux jours, en procédure de redressement judiciaire parce que ça ne va plus. La production a déjà baissé et ils ne tiennent pas le coup. Pour Isabelle Hoslet qui s'occupe des sous-traitants pour la CSC, "on ne peut pas donner de faux espoirs. Chaque entreprise est responsable de ses travailleurs. Donc les ouvriers sous-traitants doivent négocier avec leur propre patron".

S'il le faut, ils prendront le site en otage!

Mais certains n'ont pas envie de l'entendre de cette oreille. Michel Gretzer de la CSC Transcom représente les travailleurs de Yusen Logistics, un sous-traitant qui livre les bulldozers une fois montés. "Ces travailleurs-là sont installés sur le site de Gosselies. Ils font partie de la famille Caterpillar et ils veulent être traités comme telle. Ils suivent de près les négociations et s'il le faut, ils prendront le site en otage."

Une rentrée 2017 qui s'annonce chaude dans ce dossier Caterpillar.

 

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