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Belgique

Les services de renseignement et de sécurité réclament des moyens

Jaak Raes et Eddy Testelmans, patrons de la Sûreté et du SGRS
28 janv. 2015 à 11:07 - mise à jour 28 janv. 2015 à 11:57Temps de lecture1 min
Par Jean-François Herbecq

Le nerf de la guerre manque cruellement. Jaak Raes, le patron de la Sûreté, et Eddy Testelmans, celui des services militaires, ont lancé le même cri d'alarme : nous manquons de personnel. Si on veut moderniser les services de renseignement et de sécurité belges, comme le souhaite le gouvernement, il faut des moyens et des moyens récurrents.

Le gouvernement avait présenté le recours à l'enveloppe interdépartementale de 311 millions d'euros comme une solution aux besoins des services confrontés à la lutte contre le terrorisme notamment.

Mais, Eddy Testelmans annonce que les services de l'armée seront déjà en "survival mode" cette année avec zéro investissement et une perte en personnel de 10% d'ici 5 ans.

"Nous avons du réduire nos moyens": Jaak Raes dit pour sa part qu'il lui faut 100 ou 150 personnes de plus à la Sûreté.  Sinon, il faudra faire le tri dans les priorités, radicalisme, espionnage industriel et économique, cybercriminalité, et en mettre certaines de côté.

Les services de renseignement et de sécurité réclament des moyens

La surveillance des médias sociaux n'est pas suffisante par exemple : c'est pourtant une des clés dans la lutte contre le radicalisme, "un investissement nécessaire", dit Eddy Testelmans.

Sûreté et SGRS développent des synergies depuis 2004, mais ce n'est pas suffisant, il faudra renforcer la coopération.

Renforcer la coopération entre les niveaux fédérés et l'Etat fédéral, c'est d'ailleurs aussi le message passé à l'issue du comité de concertation tenu ce mercredi matin.

La lutte contre le terrorisme et la radicalisation était au menu des discussions entre gouvernement fédéral et représentants des gouvernements des Communautés et Régions. Les participants ont convenu de l'importance d'une approche globale du problème et, donc, d'une coopération entre tous les niveaux de pouvoir. Une plate-forme sera mise sur pied, associant des représentants de chaque échelon et qui fera un état des lieux des mesures entreprises dans ce cadre en vue des réunions du comité de concertation.

@jfherbecq avec Radia Sadani

Audition des patrons de la sureté de l'Etat et des militaires

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